Mort subite à l’UTS : mieux vaut-il être chanceux, bon ou juste fou ?

La mort subite à lUTS est une course folle et seuls les plus forts survivent. Alors comment les meilleurs joueurs de tennis font-ils face à cette pression et trouvent-ils des moyens de l’emporter ?

UTS Features : Sudden Death

Le tennis est un sport oscillant constamment entre tension et dramaturgie. L’UTS a poussé ce concept à un niveau encore plus effrayant en introduisant le format de la mort subite qui fait passer l’habituel tie-break pour un jeu d’enfant.

A l’Ultimate Tennis Showdown, la mort subite s’apparente à jouer au tennis sur un fil tendu à 500 mètres de hauteur entre deux immenses buildings quand un fort vent souffle. Un moment d’hésitation, et c’est la fin.

Tout d’abord, un rappel des règles. Le joueur qui a gagné le plus de points pendant les quatre quart-temps sert en premier. Les serveurs peuvent engager, au choix, du côté égalité ou du côté avantage. Après le premier point, chaque point qui suit est une balle de match.

Ensuite, le saut de l’ange. Un joueur doit oublier ses doutes et éviter tout calcul qui peut rapporter gros sur un format plus long. Ici, à l’UTS, tout va plus vite, est plus intense. Clignez des yeux et vous ratez. Réfléchissez et vous perdez.

Tsitsipas, roi de la mort subite

Les meilleurs joueurs, comme le Grec Stefanos Tsitsipas, savent qu’il est inutile de trop réfléchir. Le numéro 6 mondial était un maître de la mort subite à l’UTS. Il avait remporté ses quatre premières tentatives dans l’exercice et même sauvé trois balles de match contre Richard Gasquet dans la plus longue mort subite de l’histoire de l’UTS à ce jour.

« J’aimerais avoir une explication », a déclaré Tsitsipas à propos de son succès dans cette configuration. Je n’ai rien à expliquer. Je ne sais pas, je n’en ai aucune idée, les Dieux étaient avec moi. »

The Greek God a peut-être découvert le secret sans le savoir. Et s’il fallait avant tout croire en soi ?

Lorsque deux joueurs sont à égalité à deux quart-temps partout, ils prennent chacun une minute pour discuter du match avec les commentateurs – cela fait partie du show à l’UTS. Pour les joueurs, il peut être difficile d’assumer la double responsabilité de divertir des téléspectateurs et de se préparer à sauter d’un avion sans parachute. Mais ils s’en sortent plutôt bien.

« Oublier le reste »

Ces conversations nous donnent un aperçu de l’esprit des joueurs. Souvent, c’est le joueur qui se concentre davantage sur le spirituel que sur le tactique qui finit par empocher la victoire. Des concepts comme la croyance et la sérénité peuvent s’apparenter à des clichés sans fondements. Mais lorsque le calcul du risque représente la seule autre alternative, il vaut mieux faire simple.

« Je vais juste savourer cette belle soirée et oublier le reste », a déclaré Stefanos Tsitsipas avant de battre Matteo Berrettini en première phase de l’UTS1, couronnant une nouvelle remontée de deux quart-temps.

En ce qui concerne l’esprit, le Grec en a à revendre.

« Crois en toi, a lancé Tsitsipas. Il faut juste que je me relance et que je me fasse confiance. Il n’y a vraiment rien à perdre. Il suffit de profiter du jeu, de sourire et de profiter de chaque instant. »

Une victoire pour le pouvoir de la pensée positive.

Évacuer la pression

Mais Tsitsipas ne se résume pas à une réflexion naïve et à un tempérament de rêveur. Le Grec sait qu’il faut être solide pour supporter la pression de la mort subite. Le format ne vous laisse pas le temps de respirer, ni de rassembler vos pensées. Les joueurs de classe mondiale ont tous les outils pour survivre, mais ils ont aussi besoin de volonté.

« Il suffit de jouer agressif pour être celui qui survit », a ajouté le numéro 6 mondial.

Cela aide aussi d’avoir du courage. Prenez Corentin Moutet, par exemple. Le jeune homme de 21 ans ne faisait pas partie du casting initial de l’UTS. Mais lorsqu’il est arrivé, il a immédiatement joué le jeu et trouvé sa place. Il a fini par être l’un des sept joueurs à remporter plus d’une victoire à la mort subite.

Son approche est guidée par sa mentalité de casse-cou. Il est possible que l’acrobate français se soit livré à une gymnastique mentale, quelque chose qui lui a permis de se libérer de la pression qui l’entoure.

Le commentateur Pete Odgers lui a demandé ce qu’il allait faire lors de la mort subite, avant qu’elle ne s’engage avec Holger Rune, durant le dernier week-end de l’UTS1.

« Gagner », lui a répondu le jeune homme de 21 ans, visiblement plein de confiance.

Puis il a regardé la caméra et a enfoncé le clou.

« Tous ceux qui écoutent, je vais gagner celui-là, sûr à 110%. »

Son adversaire, Holger Rune, 17 ans, a adopté une approche plus pragmatique : « Chaque fois que je peux entrer dans le terrain, j’essaie d’y aller avec mon coup droit et de venir au filet. Si je ne peux pas avancer dans le terrain, j’essaye de jouer des balles hautes parce qu’il est très bon quand le jeu s’accélère ».

La chance a alors souri à l’audacieux : Moutet a sauvé deux balles de match et l’a emporté 3-2.

Benchetrit Underdog

Avantage premier serveur

Le Français Elliot Benchetrit a également fait preuve de courage. L’une des surprises d’UTS1 n’a jamais perdu une mort subite. Benchetrit a battu Lucas Pouille et Benoit Paire, et il l’a fait en étant brave avant tout.

Odgers l’a bien sollicité pour connaître sa tactique avant qu’il n’affronte Benoit Paire dans ce format sans filet.

« Ne faire que des coups gagnants », a-t-il répondu en souriant.

Et c’est ce qu’il s’est produit.

Sur les 17 matchs conclus en mort subite disputés jusqu’à présent à l’UTS, dix ont été remportés par le joueur qui a servi le premier. Ce n’est pas une garantie, mais au moins cela aide. Gagnez ce premier point sur votre service et vous avez déjà une balle de match.

« Je dois être concentré. Je dois penser à mon service », a déclaré Matteo Berrettini, champion de l’UTS1, avant de battre Richard Gasquet à la mort subite en demi-finale. C’était la première victoire de l’Italien par mort subite et il a dû sauver une balle de match pour y parvenir.

Plus tard dans la journée, il s’est retrouvé à nouveau dans une mort subite contre Tsitsipas, le Grec servant le premier.

Il a sauvé deux nouvelles balles de match et est devenu le premier champion de l’histoire de la compétition.

Vaut-il mieux avoir de la chance ou être bon ? Mieux vaut être calme ou agressif ? La vérité est qu’il n’y a pas de bien ou de mal dans la mort subite à l’UTS. La seule chose qui compte, c’est d’en sortir vivant.

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