Verdasco ne verra pas le Final 4 malgré sa victoire

Fernando Verdasco ne verra pas les demi-finales de l’UTS2 malgré sa victoire à la mort subite, ce samedi, face à Dustin Brown. Pour se qualifier, “El Fuego” devait l’emporter 4 quart-temps à 0. C’est donc Corentin Moutet qui termine premier du groupe B et file en demies.

Fernando Verdasco playing UTS2, July 2020

La victoire sans la qualif’. Pour sa première participation à l’Ultimate Tennis Showdown, Fernando Verdasco n’est pas passé loin de se qualifier, ce samedi, pour les demi-finales de l’UTS2, après sa victoire à la mort subite sur Dustin Brown (16-19, 13-20, 20-16, 17-16, 2-1). El Fuego a vu ses espoirs s’envoler dès la perte du premier quart-temps, puisqu’il devait impérativement battre “The Artist” 4 quart-temps à 0 pour aller plus loin dans la compétition. La place de qualifié du groupe B revient à Corentin “The Tornado” Moutet.

Le suspense lié au Final 4 n’aura pas duré longtemps. Après une entame de match plutôt serrée, Brown a douché les espoirs de qualification pour le dernier carré de Verdasco, en remportant le premier quart-temps (18-10) sur un ace en deuxième balle.

En effet, si Brown avait déjà concédé trop de retard au quarter-average pour espérer poursuivre le tournoi, El Fuego avait encore la possibilité de terminer premier du groupe B. Pour cela, l’Espagnol devait obligatoirement réaliser un clean-sheet face à The Artist et remporter le match 4 quart-temps à 0. Malgré un magnifique come-back après la perte des deux premiers quart-temps, Verdasco quitte Sophia-Antipolis, sous une chaleur toujours aussi étouffante.

Brown “ravi” pour Moutet

Le gain du premier quart par Brown a offert le dernier carré de l’UTS2 à Corentin Moutet, vainqueur un peu plus tôt de Benoit Paire sur abandon (4-0).

“Je suis ravi pour Corentin, a même confié l’Allemand après le premier quart-temps. C’est un super mec sur et en dehors du court”.

Passée la déception, Verdasco a mis de longues minutes à se remettre en selle. Le temps pour lui de perdre le 2e quart-temps et subir la loi de The Artist, qui n’a jamais aussi bien porté son surnom. Totalement décomplexé et déterminé à faire le show, Brown a offert bien plus qu’un échantillon de sa panoplie de trick-shots. Aces sur seconde, passings spectaculaires, tweeners : tout y est passé, jusqu’à écœurer le vétéran espagnol par ses amorties.

Il a fallu attendre le 3e quart-temps pour entrevoir un sursaut d’orgueil d’El Fuego. “Ce n’est pas facile d’apprécier quand il fait aussi chaud”, a regretté le 52e joueur mondial avant le dernier quart-temps. Malgré une petite baisse de motivation, Verdasco a puisé dans ses ressources pour accrocher une mort subite méritée sur l’ensemble de son parcours à l’UTS2, lui qui n’avait pas disputé la première édition.

Ce n’est qu’un au revoir

“C’était une super expérience d’être ici pour ces deux week-ends, a assuré l’Espagnol après sa victoire. J’ai vraiment aimé ces deux semaines et c’est dommage que ce soit le dernier week-end de compétition parce que ce format est intéressant.” Verdasco repart avec la déception de pas aller au bout de la compétition, mais a apprécié l’aventure, aussi courte eut-elle été.

Quant à The Artist, qui a profité des deux éditions de l’UTS pour retrouver les courts, il a trouvé le format “intéressant pour les fans”, notamment grâce à l’interaction avec les joueurs durant le match. Au final, Brown quitte la Mouratoglou Academy avec un bilan plutôt mitigé (avant-dernier à l’UTS1 et une 3e place de groupe à l’UTS2). Mais ses coups d’éclats n’auront pas laissé indifférents commentateurs et téléspectateurs. L’Allemand a même confié attendre avec impatience la prochaine innovation de Patrick Mouratoglou.

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