UTS Tour débarque à Rio en juillet prochain

La ligue de Patrick Mouratoglou investira l’arène du Maracanãzinho en juillet. Une étape historique pour le circuit, qui s’implante sur un continent où le tennis se vit plus intensément qu’ailleurs.

UTS Rio de Janeiro 2026

Lors des Jeux Olympiques de 2016, le centre de tennis de Rio de Janeiro avait été le théâtre de duels riches en émotion. Dix ans plus tard, la balle jaune s’apprête à faire son retour dans la Cidade Maravilhosa — mais sous une forme que les spectateurs de 2016 peineraient à reconnaître. L’UTS Tour, la ligue fondée par l’entraîneur français Patrick Mouratoglou, a annoncé la tenue de son tout premier événement sud-américain dans l’enceinte couverte du Maracanãzinho, les 16, 17 et 18 juillet prochains.

Cette annonce confirme une tendance claire : l’UTS n’est plus un simple projet expérimental, mais un circuit mondial à part entière. Après avoir posé ses valises à Londres, Los Angeles, New York, Guadalajara, Hong Kong, Francfort, Oslo et Nîmes, la ligue s’étend désormais sur cinq continents. Rio de Janeiro est la dernière étape en date — et sans doute la plus symbolique — de cette expansion.

Un continent à l’ADN tennis

La relation entre l’Amérique du Sud et le tennis est ancienne et passionnée. Le Brésil a vu naître des vainqueurs de Grand Chelem et des héros de Coupe Davis, tandis que l’ATP 500 de Rio (le Rio Open) attire chaque année des foules ferventes, imprégnées de l’esprit du carnaval, dont les joueurs du circuit traditionnel ne peuvent que rêver ailleurs.

L’UTS avait déjà fait une incursion réussie en Amérique latine avec l’édition 2025 de Guadalajara, qui avait fait le plein avec 7 500 spectateurs en tribune. Rio marque toutefois un saut qualitatif majeur, tant par le prestige de l’enceinte que par le rayonnement de la ville, véritable capitale sportive du continent.

Quel format et quels enjeux ?

Pour les néophytes, le format UTS réécrit délibérément les codes du tennis. Les matchs se décomposent en quatre quarts-temps de huit minutes, où le score évolue au rythme d’un chronomètre plutôt que par jeux et sets. Les joueurs ne disposent que d’un seul service par point et peuvent utiliser des « cartes » tactiques — des bonus permettant de forcer un point décisif ou de restreindre les options de l’adversaire. En cas d’égalité après quatre quarts-temps, la victoire se joue à la « mort subite » : le premier à remporter deux points consécutifs décroche le match.

L’étape de Rio sera la deuxième escale de la saison 2026 de l’UTS Tour. Le coup d’envoi sera donné le mois prochain avec le Bastide UTS Nîmes, les 3 et 4 avril. L’événement se tiendra dans les Arènes de Nîmes, un amphithéâtre romain vieux de 2 000 ans, offrant l’un des décors les plus spectaculaires du sport mondial. Le plateau nîmois est déjà bouclé : Casper Ruud, Karen Khachanov, Andrey Rublev, Félix Auger-Aliassime, Alejandro Davidovich Fokina, Grigor Dimitrov, Alexander Bublik et Ugo Humbert se disputeront un million de dollars de dotation. Le succès populaire est au rendez-vous : l’édition 2025 de Nîmes avait écoulé 6 000 billets en seulement 24 heures.

La saison 2026 prend de l’ampleur

Le Maracanãzinho — littéralement le « Petit Maracanã », en hommage à son célèbre voisin — est l’une des salles couvertes les plus emblématiques du Brésil. Avec une capacité de 11 000 places, il a tout accueilli, du volley-ball olympique aux grands concerts en passant par des combats de boxe. Son atmosphère est réputée pour son intensité électrique. Pour un format qui se nourrit de l’énergie du public, le choix semble idéal.

La liste des huit joueurs engagés pour Rio n’a pas encore été dévoilée. Le casting complet de l’UTS Rio devrait être annoncé dans les semaines à venir.

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