“Ostapenko a gagné Roland-Garros, donc peut-être que je devrais juste rester fidèle à mes armes” – Osaka cherche encore son jeu sur terre battue

Présente à Rome pour la première fois depuis 2019, la quadruple championne en Grand Chelem espère monter en régime sur terre battue avant Roland-Garros.

Naomi Osaka, Rome 2024 Naomi Osaka, contre Clara Burel à Rome en 2024 (Zuma / Panoramic)

Naomi Osaka n’avait plus mis les pieds dans la Ville éternelle depuis belle lurette.

La dernière fois que la quadruple championne en Grand Chelem avait joué à Rome, elle était numéro 1 mondiale et tenante du titre à l’Open d’Australie et l’US Open.

Et déjà, en 2019, Osaka entretenait une relation compliquée avec la terre battue, en ayant du mal à y adapter sa puissance et son rythme infernal faisant la recette de ses succès sur dur.

Cinq ans plus tard, la Japonaise a réussi son retour aux Internationaux d’Italie, en tant que wild card, en passant le premier tour face à Clara Burel (7-6, 6-1). Sa deuxième victoire de la saison, seulement, sur ocre.

Travaillant de nouveau avec Wim Fissette depuis son retour à la compétition, Osaka a reconnu que son coach et elle-même cherchaient encore le meilleur plan pour adapter son jeu de cogneuse à la terre battue.

“C’est un peu dur pour moi parce que lors de ma défaite à Madrid (contre Liudmila Samsonova au deuxième tour), j’étais clairement trop sur la défensive par rapport à ce que j’aurais voulu”, a expliqué Osaka en conférence de presse après son succès contre Burel mercredi.

“Pour être honnête, je ne suis pas sûre que c’était en raison du fait de jouer sur terre battue. Je crois que je voulais juste jouer davantage de rallyes contre elle.”

“Aujourd’hui (mercredi, contre Clara Burel à Rome), j’ai dit à Wim (Fissette) que je voulais y aller bien plus fort. Et évidemment, ce n’est pas ce qui s’est passé.”

Le style “en deux coups de raquette” peut-il être efficace sur terre battue ?

Alors que le style agressif, “en deux coups de raquette”, se mariant à merveille avec les surfaces rapides n’a pas eu pour habitude d’être couronné de succès sur la terre battue européenne, il est intéressant de noter – comme l’a fait Osaka – qu’une ancienne gagnante de Roland-Garros y a triomphé avec ce type de jeu.

“Parfois, je repense à (Jelena) Ostapenko qui a gagné Roland-Garros, donc peut-être que je devrais juste rester fidèle à mes armes”, a confié Osaka.

“Pour être honnête, je n’essaie pas vraiment de fracasser la balle. C’est juste ce qui se passe. Je veux mettre plus de lift.”

“Quand je serai enfin capable de faire ça, ma balle sera clairement assez lourde ; donc je pense que ce sera mon jeu sur terre battue.”

Entendre une joueuse du calibre d’Osaka parler de sa nécessité d’ajustement à la terre battue a quelque chose de fascinant, d’autant plus que ses résultats antécédents sur cette surface ont été porteur d’espoirs.

Lors de sa précédente participation à Rome, en 2019, elle a atteint les quarts de finale, comme elle l’avait fait juste avant à Madrid la même année.

osaka est toujours en quête de repères sur terre battue

Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’Osaka n’a que très peu joué sur terre lors des cinq dernières années. Un handicap, sachant que cette surface est déjà loin d’être sa préférée, qui la fait quasiment repartir de zéro avec son coach, Wim Fissette, pour tenter de devenir une joueuse efficace sur brique pilée.

Bien qu’il n’y ait aucune raison pour qu’Osaka ne finisse pas par devenir une très bonne joueuse sur le revêtement sablonneux, son style de jeu ne lui permettra probablement pas d’atteindre les mêmes sommets qu’une Iga Swiatek armée d’un lift lourd et de glissades naturelles.

“Je dis toujours ça, mais elle est incroyable”, a déclaré Osaka au sujet de la Polonaise.

“La façon dont elle se maintient à la place de numéro 1 en allant loin dans tous les tournois est quelque chose que je ne peux même pas concevoir, quand je compare à l’époque ou j’ai été numéro 1 pendant cinq secondes (sourire). Je pense qu’elle est géniale pour notre sport.”

“Je crois aussi que voir (Aryna) Sabalenka avoir d’excellents résultats est super. J’espère pouvoir les affronter toutes les deux.”

De retour sur le circuit depuis janvier 2024 après 16 mois d’absence et une grossesse, Osaka cherche encore son rythme. Mais, avec le temps, en obtenant de grands résultats, son come-back pourrait être l’une des histoires les plus palpitantes à suivre.

Au meilleur de sa forme, et de sa puissance, Osaka était presque inarrêtable sur dur, au point de s’offrir deux titres à l’US Open, et deux titres à l’Open d’Australie.

La saison sur terre ne sera peut-être pas celle de la renaissance pour l’ancienne numéro 1 mondiale, mais ce sera un indicateur intéressant pour situer son niveau.

Un bon parcours d’Osaka à Rome ou Paris pourrait donner de quoi s’inquiéter au reste du peloton en vue de la saison sur dur nord-américain, où sa force de frappe pourrait à nouveau faire des ravages cet été.

Après tout, ce ne pourrait être qu’un question de temps avant qu’Osaka retrouve les sommets atteints lors de sa période dorée en Grand Chelem.

Un éventuel retour en grâce qui viendrait bousculer la hiérarchie établie dans les hautes sphères du classement WTA ces dernières années.

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