3 novembre 2003 : Le jour où Andy Roddick est devenu numéro 1 mondial

Chaque jour, Tennis Majors remonte le temps pour revenir sur un événement marquant pour la planète tennis. Le 3 novembre 2003, Andy Roddick accède à la première place mondiale. Il s’est assuré de cette place trois jours plus tôt, en battant Jonas Bjorkman en quarts de finale de l’Open de Paris-Bercy (7-5, 7-6).

Andy Roddick 2003

Ce qu’il s’est passé ce jour-là et pourquoi c’est historique : Andy Roddick ravit le trône à Juan Carlos Ferrero

Ce jour-là, le 3 novembre 2003, Andy Roddick accède à la première place mondiale. Il s’est assuré de cette place trois jours plus tôt, en battant Jonas Bjorkman en quarts de finale de l’Open de Paris-Bercy (7-5, 7-6), alors que Juan Carlos Ferrero, qui occupait alors le trône, s’était incliné en huitièmes de finale face à Jiri Novak (7-5, 7-5). C’est la cerise sur le gâteau d’une grande saison 2003 pour A-Rod, qui a remporté son premier titre du Grand Chelem au mois de septembre, en battant Ferrero en finale de l’US Open (6-3, 7-6, 6-3). Il est le quatrième plus jeune de l’histoire du tennis à devenir numéro 1 mondial.

L’acteur

Andy Roddick, vainqueur de ses trois premiers tournois sur le circuit

L’Américain Andy Roddick est né en 1982.  Il se révèle au grand public en 2001, à 19 ans, en remportant ses trois premiers tournois sur le circuit ainsi qu’en se hissant pour la première en quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem, à l’US Open (éliminé par Lleyton Hewitt, 6-7, 6-3, 6-4, 3-6, 6-4), pour terminer la saison à la 14e place mondiale. Son arme principale est bien entendu son énorme service : cette année-là, il établit le record du plus grand nombre d’aces servis en un seul match à Roland-Garros, lors de sa victoire en cinq sets contre Michael Chang. Il possède également un coup droit très puissant, une grosse présence physique et une combativité hors-norme.

Andy Roddick - Roland-Garros 2001

En 2002, Roddick confirme son nouveau statut. Il s’ajuste deux nouveaux titres (notamment le tournoi de Memphis, où il bat en finale James Blake, 6-4, 3-6, 7-5), et atteint la finale à Toronto (battu par Guillermo Canas, 6-4, 7-5). Il termine l’année à la 10e place mondiale. A-Rod démarre 2003 en se hissant en demi-finales de l’Open d’Australie, où il s’incline face à Rainer Schuettler (7-5, 2-6, 6-3, 6-3). L’Américain ne s’était probablement pas complètement remis de sa victoire légendaire contre Younès El Aynaoui au tour précédent, 4-6, 7-6, 4-6, 6-4, 21-19, après cinq heures de jeu et à l’issue de ce qui était alors le plus long cinquième set de l’histoire du Grand Chelem. Il atteint ensuite la finale à Houston (battu par Andre Agassi, 3-6, 6-3, 6-4) et remporte son premier titre sur terre battue européenne à Sankt Polten aux dépens de Nikolay Davydenko (6-3, 6-2), mais à Roland-Garros, il est éliminé d’entrée par Sargis Sargsian (6-7, 6-1, 6-2, 6-4). 

Sa course à la première place mondiale démarre sur le gazon du Queen’s, où Roddick triomphe pour la première fois, battant en finale Sébastien Grosjean (6-3, 6-3). A partir de là, il enchaîne les grands résultats : demi-finaliste à Wimbledon (éliminé par Roger Federer, 7-6, 6-3, 6-3), il s’impose à Indianapolis, Montréal et Cincinnati pour se présenter à l’US Open en tant que 4e mondial.

Andy Roddick - Bercy 2003

Au cours de cette saison 2003, aucun leader ne se démarque vraiment sur le circuit. Les sept derniers tournois du Grand Chelem ont vu triompher sept joueurs différents (Thomas Johansson, Albert Costa, Lleyton Hewitt, Pete Sampras, Andre Agassi, Juan Carlos Ferrero et Roger Federer), et à la fin de l’été, plusieurs joueurs peuvent prétendre à la première place mondiale. Pour le moment, Hewitt et Agassi se sont échangés la couronne à plusieurs reprises depuis le début de l’année.

A New York, Roddick remonte un handicap de deux sets lors de sa demi-finale choc contre David Nalbandian, écartant une balle de match au troisième set avant de l’emporter en cinq (6-7, 3-6, 7-6, 6-1, 6-3). En finale, il ne laisse aucune chance à Juan Carlos Ferrero (6-3, 7-6, 6-3). Même si l’Espagnol accède à la première place mondiale le lendemain, Roddick le talonne de près. Sa saison en salle n’est pas aussi bonne que sa tournée estivale, mais atteindre les demi-finales à Bâle (battu par Nalbandian, 7-5, 7-5) et à Bercy (éliminé par Henman, 7-6, 7-6), suffit à le placer au sommet du classement ATP le 3 novembre 2003. A 21 ans, il est le quatrième plus jeune joueur de l’histoire à devenir premier mondial, derrière Lleyton Hewitt, Marat Safin et John McEnroe.

« C’est un grand accomplissement pour moi, quelque chose que je n’aurais cru possible, », déclare Roddick, selon atptour.com« Tout gagner comme ça c’est été…C’est vraiment un énorme exploit pour moi et je ne pourrais pas en être plus heureux. »

La postérité du moment : Andy Roddick, vite écarté par Roger Federer

Comme il n’a que 21 ans, tout porte à croire que le triomphe d’Andy Roddick à l’US Open n’est que le premier d’une longue série. Malheureusement, ses défaites face à Roger Federer en demi-finale de Wimbledon, et ensuite en demi-finale du Masters (7-6, 6-2) préfigurent la brièveté de son règne. En effet, A-Rod ne restera n°1 mondial que 13 semaines avant que le Suisse n’accède à la première place mondiale pour une durée record de 237 semaines consécutives. Roddick disputera encore quatre finales de Grand Chelem, qu’il perdra toutes contre Federer : trois à Wimbledon (2004, 2005, 2009) et une à l’US Open (2006).

Roddick prendra sa retraite à l’issue de la saison 2012.

Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *