Nadal signe son retour avec une finale à Melbourne

Pour son retour en compétition officielle, Nadal s’est qualifié pour la finale de l’ATP 250 de Melbourne, après un succès contre Ruusuvuori.

Spain's Rafael Nadal at the ATP Melbourne Summer Set

Sa demi-finale épique de Roland-Garros face à Novak Djokovic avait laissé des traces. Le pied gauche frappé par le syndrome de Muller-Weiss, problème qu’il a dû apprendre à gérer depuis ses premières manifestations en 2005, Rafael Nadal avait tenté un retour deux mois plus tard à Washington. En vain. Après deux matchs, il avait mis un terme à sa saison. De retour en compétition officielle cette semaine, l’Espagnol s’est qualifié pour la finale de l’ATP 250 de Melbourne. Sa 126e en simple sur le circuit principal. Non sans batailler.

Nadal a dû ferrailler jusqu’au bout

Opposé à Emil Ruusuvuori, avec lequel il s’était entraîné plus tôt dans la semaine, le gaucher des Baléares a eu besoin de 1h56 pour s’imposer 6-4, 7-5. Bousculé d’entrée, il a dû écarter deux balles de break dans le premier jeu de la rencontre. Montant peu à peu en régime, le Majorquin n’a plus laissé la moindre opportunité au Finlandais dans l’acte initial. Et, à 5-4 en sa faveur, sur sa première occasion de prendre la mise en jeu de son rival du jour, il a empoché la manche.

Semblant un peu plus vif dans ses déplacements lors du second set, Nadal s’est évertué à dicter le jeu avec son coup droit, en l’orientant le plus souvent sur le revers de Ruusuvuori. Creusant l’écart à 4-3 pour mener 5-3, le surnommé « Rafa » semblait filer vers un succès assez tranquille. Que nenni. Il a dû ferrailler jusqu’au bout avec le 95e mondial, 22 ans, qui s’était révélé avec une perf’ de prestige contre Dominic Thiem lors des barrages d’accession au groupe mondial de la Coupe Davis en 2019.

Face à un rival du jour, généralement adepte de la régularité, qui s’est mis à lâcher les chevaux en coup droit, le « taureau de Manacor » a été mis très loin de la balle à plusieurs reprises. Debreaké alors qu’il servait pour le match, Nadal a su faire le dos rond – aussi rond que son lift sur le revers adverse pour calmer la tempête – avant de sortir vainqueur de l’empoignade grâce à un ultime break.

J’aime ce que je fais, je ne peux pas vivre sans le tennis.

Rafael Nadal

« C’est un retour (sur le circuit) important, après cinq, six mois sans jouer », a répondu le vainqueur lors de l’interview sur le court. « Pouvoir débuter la saison signifie beaucoup pour moi. Je prends du plaisir à être de retour. Bien sûr, je dois améliorer des choses, mais j’y vais étape par étape. On verra comment mon corps se sent demain, mais pour le moment tout va bien. »

« Je dois jouer avec la meilleure attitude, même si parfois mon tennis n’est pas au top, donner le maximum de moi-même à chaque instant. », a-t-il poursuivi. « Pourquoi je continue à me ‘torturer’ après tout ce que j’ai déjà accompli ? Parce que j’aime ce que je fais. Je suis passionné de sport en général. Je ne peux pas vivre sans l’une de mes passions, le tennis. Je ne sais que ça ne durera pas toujours, mais je vais en profiter autant que possible. »

Dimanche, Rafael Nadal, qui a déjà assuré une 19e année consécutive avec au moins une finale en simple sur le circuit principal, affrontera le surprenant Maxime Cressy. Issu des qualifications, le colosse américano-français de 1m98 a notamment vaincu Reilly Opelka au deuxième tour et Grigor Dimitrov en demi-finales, les têtes de série numéros 2 et 3 du tournoi. Reste à savoir si son coup de raquette serait assez tranchant pour faire tomber la numéro 1.

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