Carlos Alcaraz sort vainqueur du choc des générations face à Feliciano López !

Au deuxième tour de l’ATP 250 de Marbella, le jeune loup Carlos Alcaraz, 17 printemps, est venu à bout du vieux lion Feliciano López, 39 ans. 4-6, 6-2, 6-4 en 2h00.

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Ils se sont livrés à de nombreux long échanges, mais sans mot dire. Carlos Alcaraz et Feliciano López n’étaient pas là pour faire la causette. Sinon, le plus âgé des deux Espagnols aurait pu parler d’une époque inconnue à son jeune compatriote. « Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », comme chantait le « grand Charles ». Quand López, 39 balais, a débuté sur le circuit professionnel, Alcaraz, 18 printemps dans un mois, le 5 mai, n’était pas encore né. Dans ce choc des générations – le troisième plus important en ce qui concerne la différence d’âge depuis 1990 -, c’est le moins expérimenté qui est sorti vainqueur : 4-6, 6-2, 6-4.

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Un López d’abord plus juste dans les moments importants

Après deux rounds d’observations soldés par deux jeux blancs, l’aîné s’est retrouvé dans les cordes. À 1-1, roué de frappes lourdes, il cédait son engagement. Mais le vieux lion n’entendait pas subir sans rugir. S’appuyant d’abord sur un premier service solide – 63 % de premières balles, et 80 % des points gagnés derrière celle-ci dans la manche initiale – le gaucher a ensuite posé son jeu au retour. Patient du fond de court, usant à merveille de son slice de revers pour ne pas donner trop de rythme à son adversaire, il a su attendre que celui-ci raccourcisse pour placer ses attaques suivies de montées au filet. Débreakant pour égaliser à 3-3, il est parvenu à pousser son opposant à de légères fautes dans les moments importants afin de boucler l’affaire 6-4, sur un deuxième break.

Pas de quoi faire flancher définitivement Alcaraz. Percutant aussi bien en coup droit qu’en revers, le jeune loup a repoussé son rival du jour. Davantage patient, un peu plus précis, il a aiguisé ses passings. Se détachant d’entrée de deuxième set, il a sauvé trois occasions de débreak avant de prendre plus nettement le dessus pour mener 5-1. Quelques minutes plus tard, poing serré, il s’offrait le droit de disputer un troisième set. Au début de celui-ci, le scénario a présenté des similitudes avec celui du début de rencontre. Mais l’histoire a fini par s’écrire bien différemment.

Au fil du match, Alcaraz s’est habitué au service de López

Breakant à 1-1, Alcaraz a perdu son avantage dans la foulée. Mais cette fois, globalement dominateur à l’échange, il a pu reprendre les commandes. Plus performant pour relancer, il n’a cessé d’augmenter son nombre de points gagnés sur la première balle de celui que la mère d’Andy Murray surnomme « Deliciano ». Dans l’ultime acte, ce dernier n’a glané que 57 % des points derrière son arme favorite (pour 75 % de premières balles passées). Grâce à une double faute – la seule du set et la deuxième du match – d’un López sous pression, Alcaraz s’est de nouveau détaché pour mener 4-2. Jusqu’au bout, plein de maîtrise, il n’a pas craqué.

Vainqueur en 2 heures de jeu du 64e joueur mondial, le natif d’El Palmar a accroché un cinquième top 100 à son tableau de chasse. En début d’année, au Great Ocean Road Open, il avait signé la plus belle performance de sa jeune carrière en venant à bout de David Goffin, alors 14e au classement ATP. Actuellement 133e de la hiérarchie planétaire, Carlos Alcaraz affrontera Capser Ruud, tête de série numéro 3, en quarts de finale. Si c’est la première fois qu’il atteint ce stade de la compétition sur le circuit principal, le jeune prodige vise sans doute plus haut dans les mois à venir. Depuis quelques temps maintenant, beaucoup le voient mettre son nom en haut de l’affiche dans le futur.

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