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Vesely sort vainqueur d’un thriller en trois tie-breaks contre Shapovalov et poursuit son épopée !

Tombeur de Novak Djokovic jeudi à Dubaï, Jiri Vesely a confirmé ce vendredi en sortant vainqueur d’une demi-finale épique contre Denis Shapovalov.

Jiri Vesely, Dubaï 2022 Jiri Vesely, après sa victoire contre DEnis Shapovalov en demi-finale à Dubaï en 2022, crédit : AI / Reuters / Panoramic

ATP 500 Dubaï Résultats | Programme

“Oui, j’avais un peu perdu la foi.” Vendredi, après sa victoire contre Novak Djokovic, le phœnix Jiri Vesely était revenu sur ce qui avait consumé sa motivation. “L’an passé, en février, j’ai eu le Covid”, a-t-il rappelé. “Pendant trois mois, j’avais vraiment du mal à respirer quand je m’entraînais. Je ne pouvais pas faire de séance de plus d’une ou deux heures. Ça m’a frustré, déprimé parfois, parce que je ne savais pas quand ça allait s’arrêter. Après, ça quand j’ai retrouvé la forme, j’ai eu un accident de voiture. Rien de grave, mais j’ai été écarté des courts pendant un mois.”

En manque d’entraînement, de rythme, le robuste gaucher a commencé à chuter. “L’année a été vraiment difficile”, a-t-il confié. “Je suis sorti du top 100, et je me suis battu avec ma santé de nombreuses fois.” A Dubaï, désormais 123e mondial, le Tchèque de 28 ans a retrouvé la flamme. “Oui, ma foi est de retour”, a-t-il souri lors de l’interview sur le court après sa victoire épique – 6-7, 7-6, 7-6 en 3h13 – contre Denis Shapovalov en demi-finale de l’ATP 500 de Dubaï ce vendredi, après de multiples rebondissements.

Oui, ma foi est de retour.

Jiri Vesely

Entre deux hommes animés par l’envie de faire le jeu, les balles ont fusé. 82 coups gagnants au total – 42 pour le Tchèque, 40 pour le Canadien – pour seulement 55 fautes directes – 29 pour le brun, 26 pour le blond. Des allants offensifs traduits, aussi, par de nombreuses montées au filet. Avec un 20 sur 28 (71 % de réussite) dans ce domaine pour Vesely, et 19 sur 23 (82 %) pour Shapovalov.

Après un échange de breaks au cours de l’acte initial, le natif de Pribram a dû céder le jeu décisif devant la solidité d’une tête de série numéro 6 réussisant des miracles au filet pour écarter une balle de set à 7-6, avant de boucler l’affaire 9-7. Lors du deuxième set, les serveurs ont fait la loi. Aucun break, et seulement une opportunité, en faveur de Vesely à 1-1. Dans le tie-break, ce dernier a rapidement mené 4-0 avant de l’emporter 7-2.

Vesely a su tirer profit de la fébrilité de Shapovalov en fin de match

Lors du dénouement, lâchant son engagement à 4-4 après avoir échoué à prendre celui de Shapovalov malgré trois balles de break consécutives lors du jeu précédent, Vesely voyait son épopée prendre un virage compliquée. Il a su le négocier, en s’appuyant sur la fébrilité de son opposant pour revenir à hauteur. A 5-4, alors que le surnommé “Shapo” servait pour le match, il a bénéficié d’un gros raté de celui-ci à la volée, à 30-30. Bien que privé du débreak par un enchaînement service-coup droit autoritaire, il a pu compter sur une double faute lors de l’égalité suivante pour s’offrir une seconde chance. Ce fut la bonne.

Place à l’ultime jeu décisif. Là, grâce à une 14e double faut de Shapovalov, Vesely a obtenu le mini-break d’entrée pour mener 2-0. Un avantage qu’il n’a plus lâché. Impérial sur ses engagements, faisant siffler 19 aces sur l’ensemble de la rencontre, il a bouclé l’affaire sans trembler. 7 points à 3. Passé par les qualifications, il a désormais rendez-vous avec Andrey Rublev en finale. Une dernière marche qu’il semble capable de franchir, après avoir déjà fait tomber Cilic, Bautista Agut, Djokovic et Shapovalov.

Je n’étais pas préparé à avoir du succès si jeune.

Jiri Vesely

Un parcours épastrouillant qui rappelle le potentiel montré par Vesely à son arrivée sur le circuit. “Oui, j’ai eu du succès assez jeune”, a-t-il répondu vendredi en conférence de presse après avoir vaincu Djokovic. “Je suis devenu Top 100 à 19 ans (le 8 juillet 2013, deux jours avant ses 20 ans). A cette époque, personne n’était plus jeune (dans les 100 premiers).” A titre de comparaison, Dominic Thiem, également né en 1993, a fait son entrée parmi les 100 meilleurs du monde en février 2014.

“Soudainement, les gens ont commencé à me suivre, des sponsors, des managers”, a-t-il ajouté. “Je n’ai pas été capable de franchir le cap suivant, m’établir dans le Top 30. J’étais 35e à 21 ans (en avril 2015, son meilleur classement), puis quelque chose s’est cassé. J’ai commencé à me battre davantage contre moi-même que contre l’adversaire. Je n’étais pas prêt. Maintenant, avec plus d’expérience, même si je suis toujours en train d’apprendre, j’espère pouvoir faire de bonnes choses et réussir une percée cette année.”

Cette fois, il veut pouvoir s’appuyer sur sa victoire contre Djokovic

En 2016, à 22 ans, il n’avait pas su se servir de la première de ses deux victoires – en deux matchs – contre Novak Djokovic, déjà numéro 1 mondial. “C’était génial de connaître ça à cet âge, mais je pense que je n’y étais pas préparé”, a-t-il expliqué. “Quand je jouais contre des adversaires moins bien classés, je luttais contre moi-même, en me demandant ce que les gens allaient penser si je perdais. Cette victoire contre Djokovic (en 2016) est arrivée trop tôt. Chacun avance à son rythme. Peut-être que celle-ci (à Dubaï, jeudi) pourra davantage m’aider que celle de Monte-Carlo.”

Sur le Rocher, il s’était alors incliné dès le tour suivant contre Gaël Monfils. Cette fois, après avoir vaincu le pape actuel du circuit – qui cédera officiellement ce statut à Daniil Medvedev lundi – Jiri Vesely et sa foi retrouvée ont déjà confirmé en s’offrant Denis Shapovalov, le 13e top 20 de sa carrière. Avant, peut-être, d’atteindre le paradis en cas de succès face à Andrey Rublev, synonyme de troisième titre sur le circuit principal et de premier trophée en ATP 500.

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