« Juste de la douleur, une douleur qui me poursuit et je ne peux pas expliquer » : Arthur Fils déclare forfait pour Roland-Garros, où il était très attendu

Arthur Fils, qui ne peut plus s’entraîner normalement depuis trois semaines en raison d’une sensation à la hanche et au dos, a déclaré forfait pour Roland-Garros.

Arthur Fils, 2026

Arthur Fils a déclaré forfait pour Roland-Garros samedi après-midi, à l’heure exacte où était programmé son deuxième entraînement sur le court Philippe-Chatrier. Le numéro un français, 21 ans, numéro 5 à la Race en 2016, a annoncé qu’il devait renoncer après une douleur persistante dans la zone du bas du dos et de la hanche, qui l’avait forcé à abandonner son premier tour à Rome il y a deux semaines.

La douleur, a-t-il précisé, ne correspond pas à la même blessure que celle qui avait gâché la majeure partie de sa saison 2025. Il refuse malgré tout de jouer sans être à 100%, c’est-à-dire, selon lui de reproduire la même erreur que l’an dernier. Après deux matches intenses, il avait dû renoncer suite à une fracture de fatigue au dos qui l’a éloigné du circuit pendant huis mois.

« C’est juste de la douleur, et de la douleur, et de la douleur, qui me suit, » a expliqué Fils. « Si c’était le dernier tournoi de ma vie, j’aurais joué. Mais j’ai encore dix ans, quinze ans devant moi. Je ne peux pas refaire la même erreur à chaque fois. »

Tout est parti de Rome

La douleur est apparue à Rome à l’entraînement et ne s’est pas réellement dissipée depuis. « Ça me dérangeait beaucoup. Je n’ai pas voulu prendre de risque à Rome, » a expliqué Fils vendredi. « Ensuite, j’ai fait quelques examens, qui étaient rassurants, mais il y avait toujours beaucoup de douleur – donc je n’ai pas pu m’entraîner ces deux dernières semaines. L’entraînement aujourd’hui, c’était ma première séance depuis Rome avec des points. »

Fils a pris la décision de déclarer forfait une heure après son entraînement du samedi avec Jiří Lehecka. La décision, a-t-il expliqué, mûrissait depuis le début de la semaine.

« J’ai senti venir. J’ai tout fait pour être prêt à jouer, » a-t-il expliqué. « La question est assez simple : si tu n’entraînes pas, même quand tu reprends, tu sens toujours un peu de douleur. Après, ça devient assez simple, tu réfléchis et tu te dis : Arthur, est-ce que tu es prêt à aller loin dans ce tournoi ? Est-ce que ton but, c’est juste de passer un tour ou deux ? »

tu réfléchis et tu te dis : Arthur, est-ce que tu es prêt à aller loin dans ce tournoi ? Est-ce que ton but, c’est juste de passer un tour ou deux ?

Ses sensations purement tennistiques étaient bonnes, samedi. Mais pas le physique. « Tu ne peux pas tenir ça pendant trois heures, » a-t-il expliqué. « Si on parlait de deux minutes de plus, d’accord. Mais comme je l’ai déjà dit, si c’était le dernier tournoi de ma carrière, j’aurais joué. Imagine : si j’ai mal au bout de 20 minutes et que je dois jouer cinq sets – et le lendemain, après un jour de repos, je dois rejouer cinq sets. Ça ne tiendra jamais. C’est pour ça qu’on a discuté avec l’équipe après l’entraînement. On s’est dit que c’était dommage, je jouais bien, mais ce n’était pas possible. »

Fils, malgré ce coup dur, s’est montré rassurant sur son état d’esprit. « Non, ça va. Ça va bien. C’est tranquille, » a répondu Fils à propos de son moral. « Je suis un peu mal. Je vais essayer de faire du bon travail pour être prêt à jouer sur le gazon. Ce n’est pas grave. » En partant, une journaliste de RTL lui a révélé le résultat d’un sondage à paraître : 66% des Français le voient gagner Roland-Garros un jour. Fils est reparti avec un grand sourire.

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