Fernandez : “Je ne pensais qu’à me faire confiance”

Qualifiée pour les demi-finales de l’US Open, Leylah Fernandez continue de faire preuve d’un incroyable sang-froid sous la pression. Et elle est maintenant à deux victoires du titre.

Leylah Fernandez, US Open 2021

Qui pourra bien stopper Leylah Fernandez à l’US Open ? La Canadienne a battu Naomi Osaka, Angelique Kerber et Elina Svitolina (6-3, 3-6, 7-6) pour atteindre les demi-finales du Grand Chelem américain, une première pour elle à seulement 19 ans. Mardi, elle a montré une nouvelle fois à quel point elle était forte mentalement dans le troisième set pour conclure au tie-break alors que Svitolina était revenue de 2-5 à 5-5. Dans le money time, c’est elle la patronne.

“Le match d’aujourd’hui était certainement l’un des plus difficiles, non seulement sur le plan du tennis, mais aussi sur le plan mental et émotionnel. Svitolina est une grande joueuse, une grande combattante. Je suis contente d’avoir pu me battre dans le premier set. Dans le deuxième set, elle a haussé son niveau et j’ai malheureusement commis quelques erreurs dans des moments clés. Je suis contente d’avoir pu récupérer pour le troisième set. Le jeu décisif aussi. Un peu de chance à 5 partout, mais je prends toute la chance que je peux avoir. »

J’ai pu mettre en valeur tous mes sacrifices

Leylah Fernandez

Le niveau de jeu dont elle fait preuve match après match est impressionnant, surtout qu’elle ne dispute que son sixième Grand Chelem et qu’elle est totalement novice à ce stade de la compétition. Mais sur le court, son attitude est déjà celle d’une championne qui est habituée aux grands courts et à gérer la pression des grands tournois. Elle ne semble avoir peur de rien.

“Aujourd’hui et durant toutes ces semaines, j’ai pu mettre en valeur tous les sacrifices que j’ai faits l’année dernière pour pouvoir en arriver là. Pour ce match, je ne pensais qu’à me faire confiance, à faire confiance à mon jeu. Après chaque point, qu’il soit gagné ou perdu, je me disais toujours de faire confiance à mon jeu, d’aller chercher mes coups. Je pense que c’est quelque chose qui vient de l’intérieur de moi, car depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours voulu être sur un grand court et jouer devant mes parents. Même s’ils ne regardent pas, je voulais être sur le devant de la scène. Même à l’école, à part les présentations devant la classe que je détestais, quand je devais faire une mini-pièce, chanter, danser, j’y allais, je m’amusais. J’aimais beaucoup ça. Au fil des ans, j’ai appris à utiliser l’énergie de la foule, à l’utiliser à mon avantage.”

Leylah Fernandez, US Open 2021 – Panoramic

Fernandez a toujours rêvé de ces grands matchs

Elle va maintenant défier Aryna Sabalenka pour décrocher un billet pour sa première finale en Grand Chelem. Une opportunité dont elle rêve depuis qu’elle est enfant. Elle ne vit pas un rêve en ce moment à New York, elle fait fructifier son travail et ses grands espoirs.

“Je me suis imaginée en train de jouer sur chaque tournoi, chaque Grand Chelem, sur la plus grande scène. Quand j’étais plus jeune, puisque j’ai utilisé Justine Henin comme un grand exemple, je m’imaginais jouer contre elle. Je m’imaginais aussi jouer contre Serena et Venus, et ces dernières années, contre Osaka dans un grand tournoi. Quand j’étais plus jeune, je me suis toujours vue dans un grand stade devant un grand nombre de personnes et m’amusant simplement sur le court.” Est-ce qu’elle gagnait ces matchs de rêve ? ” Oui (en souriant). Oui, je l’ai fait.”

Alors que le battage médiatique autour d’elle ne cesse de croître, Fernandez fait des efforts pour ne pas y penser. C’est pourquoi elle a été si forte depuis le début du tournoi, en étant capable de rester dans le moment présent et de jouer constamment comme celle qui n’a rien à perdre.

“Pendant les premiers jours, c’était certainement un peu difficile. J’ai eu la chance d’avoir une super équipe autour de moi qui m’a aidée à garder la tête froide et à ne penser qu’à mon prochain match, sans penser à toutes les bonnes choses qui m’arrivent. J’ai aussi eu beaucoup de chance d’avoir des doubles le lendemain pour me garder les pieds sur terre. Maintenant, j’ai l’impression d’être un peu plus habituée”. Elle apprend très vite !

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