« Je suis heureuse de prouver que je peux être la meilleure à nouveau »

Vainqueure dans la nuit de mercredi à jeudi des WTA Finals, Garbine Muguruza, née au Vénézuela, s’est sentie à son aise à Guadalajara. L’Espagnole, en communion avec le public mexicain, s’estime heureuse comme jamais elle ne l’a été jusqu’à présent.

Garbiñe Muguruza, 2021

Elle était comme à domicile, portée par des milliers de fans. Garbiñe Muguruza n’est pas mexicaine, mais c’était tout comme à Guadalajara, où elle a remporté dans la nuit de mercredi à jeudi les WTA Finals. Un des titres les plus importants de sa carrière après Roland-Garros 2016 et Wimbledon 2017. « Je suis juste très heureuse d’avoir prouvé une nouvelle fois que je pouvais être la meilleure, que je peux être la « maestra » (maitresse), comme on le dit en espagnol », a-t-elle déclaré en conférence de presse après son sacre, heureuse comme rarement face aux médias. Comme jamais, sans doute.

Après ce deuxième match de poules où elle a renversé Krejcikova à coups d’aces après un début de tournoi difficile, Muguruza a été impériale, devant un public acquis à sa cause : le Mexique est le pays le plus hispanophone du monde. « C’est très émouvant. Cela signifie vraiment beaucoup pour moi de gagner un si grand, grand, grand tournoi, le Masters en Amérique latine, ici au Mexique. »

« On va boire de la tequila, on le mérite ! »

Garbiñe Muguruza

La native de Caracas, au Venezuela, s’est « toujours sentie soutenue » au Mexique, même quand elle n’était « personne ». Au dernier US Open, lorsqu’elle a appris que le Masters pourrait avoir lieu à Guadalajara, elle était aux anges. « Je me suis dit : mon dieu, je dois le faire ! C’était ma plus grande motivation. C’est un rêve devenu réalité de jouer ici. »

Ses résultats le prouvent. A Monterrey, le nouvelle numéro 3 mondiale a remporté le tournoi lors de ses deux dernières participations, en 2018 et 2019. Si Monterrey et Guadalajara sont séparées de 800 kilomètres, elle a acquis une certaine notoriété. L’Amérique latine l’euphorise. Elle a confié s’être rendue à Tequila quelques jours avant le début du tournoi. « J’ai fait une dégustation. J’avais besoin d’y aller avant, en prévision d’une victoire… Je plaisante ! On va boire de la tequila et s’amuser, on le mérite. »

Muguruza est aussi heureuse sur le terrain qu’en dehors. Elle raconte des bribes d’une discussion avec son agent, Oliver van Lindonk, cette semaine. « Il m’a dit : ‘Pour la première fois, Garbiñe, tu te sers vraiment du public, tu captes cette énergie et tu la mets à profit sur le court, tu devrais le faire plus souvent.’ Je devrais plus puiser mon énergie de l’environnement qui m’entoure. Je suis tellement concentrée sur le terrain que je bloque tout ».

La Maestra dans « le meilleur moment de sa carrière »

Garbiñe Muguruza l’a déclaré à plusieurs reprises, elle estime se trouver « dans le meilleur moment de sa carrière ». L’ex-numéro un mondiale (2017) ne peut pas occulter « des hauts et des bas » et des « blessures ». « Je n’ai peut-être pas gagné de Grand Chelem, poursuit-elle, mais j’ai l’impression d’avoir été plus heureuse et plus stable. L’expérience que j’ai maintenant, le tennis, la façon dont je me comporte, je pense que je gère ça beaucoup mieux qu’avant. »

Elle montre ouvertement sa joie du moment sur les réseaux sociaux, où elle est apparue très souriante ces derniers mois. Elle est extrêmement présente sur Instagram, où près de 880 000 fans suivent son bonheur ostensible de s’entraîner, de voyager, de jouer, de profiter des villes dans lesquelles elle se trouve.

En Grand Chelem, elle n’a pas réalisé une grande saison, loin de là : huitième de finale à l’Open d’Australie (Osaka) et à l’US Open (Krejcikova), premier tour à Roland-Garros (Kostyuk), troisième tour à Wimbledon (Jabeur). Sa dernière finale remonte à l’Open d’Australie en 2020, où elle s’était inclinée contre Sofia Kenin.

Sinon, elle s’est montrée plutôt régulière en 2021 avec trois titres – son plut haut total – à Dubai (un WTA 1000), Chicago et le Masters ainsi que deux finales : au Yarra Valley Classic de Melbourne (Barty) et à Doha (Kvitova).

« J’ai toujours senti que j’avais le niveau, mais je ne mettais pas tous les ingrédients ensemble. »

Garbiñe Muguruza

Muguruza a confirmé en 2021 son retour en forme parmi les cadors du circuit féminin et potentielles vainqueures de Grand Chelem après deux saison compliquées. « Ces dernières années, je n’ai pas aussi bien joué qu’avant. Je n’ai pas joué un mauvais tennis non plus, mais j’étais juste ici et là, sans aller loin en Grand Chelem. J’ai toujours senti que j’avais le niveau, mais je ne mettais pas tous les ingrédients ensemble… » Avant cette saison, ses deux derniers titres remontaient à 2018 et 2019. A Monterrey, au Mexique.

Garbine Muguruza of Spain with coach Conchita Martinez after winning the final of the 2021 (© Rob Prange/AFP7 via ZUMA Press Wire / Panoramic)
Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *