Arthur Fils confirme qu’il est de retour à 100%, qu’il jouera Wimbledon, et pas pour faire joli sur la photo
Arthur Fils a donné de ses nouvelles pour la première fois depuis l’annonce de son forfait à Roland-Garros. Cinq semaines plus tard, elles sont bien meilleures : le Français va jouer Wimbledon et affirme se sentir comme neuf.
Arthur Fils, Wimbledon 2026 | © Ella Ling/Shutterstock/SIPA
C’était sa première prise de parole depuis la conférence de presse où il avait annoncé son forfait à Roland-Garros. Le numéro 1, Arthur Fils, français retrouve un tournoi du Grand Chelem pour la première fois depuis que sa blessure à la hanche l’a contraint à renoncer à Paris. Face aux médias au All England Club, il s’est livré sur la chronologie de sa récupération et sa relation avec le gazon, qui lui autorise tous les espoirs.
Tu as dit que tu ne savais pas si tu allais jouer Wimbledon. Comment s’est passé le processus depuis Roland-Garros pour être prêt à jouer ici ?
Fils : Il y a quelque temps, oui, je ne savais pas. Mais entre-temps, il y a eu beaucoup de récupération. Je suis allé quelques semaines à Munich, voir mon médecin avec mon physio. Ensuite, je suis allé dans le sud de la France, trois ou quatre jours, juste pour redevenir actif. Et là, ça fait deux semaines qu’on est ici à Londres, on s’entraîne beaucoup et le corps répond très bien. Donc maintenant, je sais, je suis sûr que je vais jouer Wimbledon. Quand j’étais à Roland-Garros, je n’avais pas cette certitude. Tous les voyants sont au vert.
« Tous les voyants sont verts » : c’est une phrase que tu peux dire depuis quand ? Depuis que vous êtes ici, ou avant ? Ces deux semaines, c’est ça ?
Fils : C’est ça, ces deux semaines. On peut s’entraîner ici parce Goran (Ivanisevic), mon coach, a gagné Wimbledon (en 2001). Il m’a dit : « tu peux y aller directement, ça te dit ? ». Je ne pouvais pas refuser. C’est peut-être plus simple de se préparer sur un bon gazon.
Le corps va bien, je suis à 100 %. Je sais ce que cette blessure était, mais c’est derrière moi.
Tu ne savais pas exactement la nature de la blessure. Est-ce que tu peux nous dire ce que c’était, et où tu en es aujourd’hui ?
Fils : Non, je peux juste dire que tout va bien. Le corps va bien, je suis à 100 %. Je sais ce que c’était, mais tout va bien maintenant, c’est derrière moi.
Tu ne veux pas dire si c’était le dos, ou les deux, ou un mélange ?
Fils : Non, je ne veux pas. Parce que ça parle, c’est relou, on me pose toujours des questions. Je préfère garder ça pour moi.
Ton expérience sur gazon est relativement limitée, mais quand tu as joué dessus, tu as bien joué, comme on s’en souvient avec ton huitième de finale en 2024. Tu le vois comme une surface sur laquelle tu peux réussir ?
Fils : J’adore jouer sur gazon. C’est très marrant. Tu peux sauter, tu peux glisser. C’est très cool, j’adore. On verra si je joue bien cette semaine, mais pour l’instant les entraînements ont été plutôt bons.
On va te voir plonger ?
Fils : Je n’ai encore jamais plongé. Mais je vais essayer de mon mieux pendant le match, je vais en tenter un ou deux, juste pour voir si c’est amusant. Je joue bien, le corps va bien, les déplacements sont bons.
Franchement, je ne suis pas là pour faire de la figuration. Comme d’habitude.
Sur le plan sportif, est-ce que tu as des attentes pour ce tournoi, ou est-ce un tournoi de reprise ?
Fils : De fait, c’est un tournoi de reprise, mais bien sûr j’ai des attentes. Je suis très, très bien sur gazon. Ça fait deux semaines qu’on s’entraîne, je me sens bien, donc on va voir ce que ça donne. Mais franchement, je ne suis pas là pour faire de la figuration. Comme d’habitude.
Par rapport à ton premier tour de reprise en février, est-ce que tu dirais que tu es aussi prêt aujourd’hui ?
Fils : Oui, bien sûr. En février, je pense que je n’étais pas au top du top. Là, je suis très, très bien, c’est comme si je n’avais pas arrêté.
Tu ne penses pas que tu auras besoin d’un peu de temps, comme en février, avant que ça vienne ?
Fils : On va voir ça mardi. Mais j’espère. Pour moi c’est comme si je ne m’étais pas arrêté.
Comment tu as géré le fait de manquer Roland-Garros ? C’était un gros objectif pour toi. Ça a été dur d’évacuer tout ça ?
Fils : Ce n’a pas été si compliqué. Bien sûr, je jouais bien à ce moment-là et j’avais de grosses attentes. Mais ce sont des choses qui arrivent, comme je l’ai déjà dit : j’en aurai dix ou quinze à jouer. Donc ça arrive, ce n’est pas grave. C’est dommage, c’était peut-être une bonne occasion, mais j’en aurai d’autres.
As-tu la Race dans un coin de la tête, en ayant joué relativement peu ?
Fils : Bien sûr, la Race. Le but, c’est d’aller aux ATP Finals de Turin en fin d’année. Je pense aussi que je vais y arriver. (Il est actuellement 7e à place qualificative, NDLR)