29 juillet 1974 : Le jour où Jimmy Connors est devenu numéro 1 pour la première fois

Chaque jour, Tennis Majors remonte le temps pour revenir sur un événement marquant pour la planète tennis. Le 29 juillet 1974, Jimmy Connors est devenu numéro 1 mondial pour la première fois. « Jimbo » est le troisième joueur à s’installer au sommet du classement ATP.

29 juillet 2021
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Ce qui s’est passé ce jour-là et pourquoi c’est historique : « Jimbo » devient numéro un mondial pour la première fois

Ce jour-là, le 29 juillet 1974, Jimmy Connors devient numéro 1 mondial pour la première fois. Jimbo est le troisième joueur à s’installer au sommet du classement ATP, instauré en 1973, après Ilie Nastase et John Newcombe. Il est le premier américain à y parvenir. Connors est en train de s’imposer comme le premier joueur à dominer le tennis depuis que Rod Laver a réalisé le Grand Chelem en 1969. Il restera au sommet pendant 160 semaines consécutives. Il sera renversé par Bjorn Borg. Au cours de sa carrière, il occupera la première place mondiale pendant 268 semaines. Un record qui tiendra de 1983 à 1990.

Le personnage : Jimmy Connors

  • Jimmy Connors, le provocateur et agressif américain

Jimmy Connors, né en 1952, est l’un des meilleurs joueurs de son temps. Coaché depuis toujours par sa mère, Gloria, Connors est l’un des premiers joueurs à jouer à plat et en cadence depuis la ligne de fond de court. Sa manière de frapper la balle montante inspirera beaucoup les futures générations de joueurs. 

Il est également connu pour son comportement, qui choque à l’époque le monde bien propre et policé du tennis. Tandis que sa mère l’encourage bruyamment depuis les tribunes, à coups de « Come on, Jimbo ! », il déploie une agressivité hors du commun, jusque dans sa façon de s’encourager. Il est parfois vulgaire – Connors montrant un doigt d’honneur à un juge de ligne ou mettant sa raquette entre ses jambes de manière évocatrice. Ses querelles incessantes avec le corps arbitral dénotent dans un sport dit « de gentlemen ».

« Jimbo » passe professionnel en 1972, étant l’un des meilleurs espoirs du tennis américain, avec Harold Solomon et Roscoe Tanner. Durant ses deux premières saisons en tant que pro, Connors remporte 17 tournois et atteint les quarts de finale en Grand Chelem à trois reprises. En 1974, il décide de participer, pour la première fois, à l’Open d’Australie, une sage décision puisque qu’il y remporter son premier titre du Grand Chelem, aux dépens de Phil Dent (7-6 6-4 4-6 6-3).

L’histoire : Connors a remporté 90 des 100 matches qu’il a disputé ces douze derniers mois

C’est ainsi que débute sa plus grande saison. En juillet, Connors a déjà gagné dix tournois, dont Wimbledon, où il a surclassé la légende australienne Ken Rosewall (6-1 6-1 6-4) au cours de l’une des des finales les plus déséquilibrées de l’histoire du tournoi. Jusqu’à présent, la seule ombre à sa saison est l’interdiction qui lui a été faite de participer à Roland-Garros en raison de sa participation au World Tennis Tour, qui l’a mené, avec son manager, à poursuivre en justice l’ATP.

A l’issue de son triomphe à Wimbledon, Jimmy Connors a remporté 90 des 100 matches qu’il a disputés ces douze derniers mois, et remporté 14 titres, dont deux Grands Chelems. Ce n’est donc une surprise pour personne lorsque, quelques semaines après son sacre londonien, Jimbo deveint le troisième numéro 1 mondial de la jeune histoire du classement ATP, après John Newcombe (qui avait occupé la place pendant seulement 8 semaines), et Ilie Nastase (40 semaines). 

« Il n’y a qu’un seul numéro 1 », commente Connors. « C’est une place solitaire, mais c’est de là qu’on a la meilleure vue. Etre numéro 2, c’est comme être numéro 200. »

La postérité du moment : « Jimbo » restera au sommet du classement pendant 160 semaines

Son prédécesseur avait conservé la première place 8 semaines. Jimmy Connors, lui, restera au sommet du classement pendant les 160 semaines à venir. Jusqu’à ce qu’il ne cède la place à Bjorn Borg le 23 août 1977, pour seulement une semaine, avant de la récupérer pour 84 semaines supplémentaires, jusqu’au printemps 1979. Aucun ne joueur ne demeurera numéro 1 sans interruption plus longtemps que Connors pendant trente ans, jusqu’à ce que Roger Federer batte son record avec un règne de 237 semaines.

En 1974, Jimmy Connors s’imposer à l’US Open, où il démolira Ken Rosewall, certes âgé de 39 ans, lors de la finale de Grand Chelem la plus courte de l’Ère Open (6-1 6-0 6-1). Il demeure ainsi invaincu cette saison dans les tournois majeurs. S’il n’avait pas été interdit de Roland-Garros, peut-être Connors aurait-il écrit, en 1974, un chapitre encore plus impressionnant de l’histoire du jeu.

Jimmy Connors remportera huit titres du Grand Chelem : l’Open d’Australie 1974 (il n’y participera que deux fois au cours de sa carrière), Wimbledon en 1974 et 1982, et l’US Open en 1974, 1976, 1978, 1982 et 1983. 

Connors retrouvera la première place mondiale en 1982 et 1983, établissant un record de 268 semaines passées au sommet au cours de sa carrière. Ce record ne sera battu qu’en 1990, à deux semaines près, par Ivan Lendl (270 semaines). 

Jimbo restera un joueur du Top 10 jusqu’en avril 1989, à l’âge de 37 ans. En 1991, à 39 ans, il réalisera un parcours mémorable à l’US Open, où il se hissera jusqu’en demi-finale, finalement éliminé par Jim Courier (6-3 6-3 6-2). A la fin de sa longue carrière, il détiendra le record de 109 titres glanés sur le circuit ATP. Malgré quelques apparitions ultérieures, Connors prendra sa retraite à la fin 1992.

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