Abonnez-vous à la newsletter

Djokovic : « Je me soucie de ce que les gens pensent de moi, mais je continuerai à défendre ce en quoi je crois »

Le n°1 mondial Novak Djokovic a déclaré à des journalistes serbes à l’occasion du Rolex Paris Masters, que les gros titres négatifs des médias pouvaient parfois le toucher. Cela ne l’empêchera pas de se battre pour ce qu’il pense être juste.

World No 1 Novak Djokovic during the Rolex Paris Masters 1000 tournament at Accor Arena Stadium - Paris - France November 2, 2021, Paris, France: Serbian player NOVAK DJOKOVIC world number one during the Rolex Paris Masters 1000 tournament at Accor Arena Stadium – Paris – France || 211552_0008 1000 2021 accor Action arena ATP bercy CHAMPION championship court Djokovic FRANCE game hotel master Novak paris player PRESS rolex set sport STADIUM tennis world zcontractphotographer zlast24 zselect Zuma ZUMAPRESS.com zwire

Mardi soir, Novak Djokovic a disputé son premier match en simple depuis l’US Open et a battu Marton Fucsovics 6-2, 4-6, 6-3 pour atteindre les huitièmes de finale du Rolex Paris Masters. Mais avant cela, il s’était livré en serbe de façon plus précise qu’en anglais, sur sa saison en cours et son image publique, notamment en liaison avec le suspense autour de sa participation à l’Open d’Australie.

« En ce qui concerne l’Australie, pour éviter les spéculations et les hypothèses, j’attends la publication de l’annonce officielle avant de décider ce que je vais faire. Je ne pense pas seulement à moi, mais à tous les autres joueurs de tennis. Nous sommes collègues, nous faisons partie d’un tout, nous devrions être plus unis dans les situations importantes, mais malheureusement cette unité n’a pas existé depuis trente, quarante ans…» a indiqué celui qui a, par ailleurs, co-fondé la PTPA, un organe de représentation distinct de l’ATP.

«Nous avons maintenant fait le premier pas (avec le PTPA), mais il y a encore beaucoup à faire. L’unité entre les joueurs n’est pas ce qu’elle devrait être. Si c’était le cas, nous traiterions de telles situations beaucoup plus facilement. »

Djokovic, qui rencontrera Gaël Monfils ou Adrian Mannarino en huitième de finale, a aussi confirmé qu’il était revenu sur le circuit en cette fin 2021 avec l’idée de briller au Masters et la Coupe Davis. « Sinon, je ne serais pas là. Mon souhait est de terminer l’année en tant que n°1, j’ai de bonnes chances de le faire, et ce qui me motive le plus, c’est la Coupe Davis. »

Djokovic : “Je sais qui et ce que je suis”

Djokovic, enfin, a tenu à mettre une distance entre son image publique et sa vie de sportif de haut niveau.

« Je ne lis pas les informations, ni sur les applications ni sur les versions imprimées, et je ne regarde pas les informations à la télévision depuis quelques années maintenant, a-t-il répondu. Mais je suis exposé par ma simple présence sur les réseaux sociaux. Je ne peux pas dire que je ne suis pas affecté – je suis humain, j’ai des émotions, et bien sûr je m’en soucie… Mais cela ne me touche plus autant qu’avant, car j’y suis en quelque sorte habitué maintenant. »

« Je me bats pour mes valeurs, pour la justice et la vérité, et en même temps je me soucie ce que les gens pensent de moi. Ma vie n’en dépend pas bien sûr, car je sais qui et ce que je suis, mais j’essaie d’être rattaché à une forme de vertu. Que je puisse faire des erreurs, évidemment que c’est possible, mais je suis gêné par l’injustice et la propagation de mensonges. »

Je ne peux pas dire que je ne suis pas affecté, je suis humain, j’ai des émotions et bien sûr je m’en soucie

Novak Djokovic

Djokovic a conclu sa réponse avec une vision toute personnelle et finalement négative, du journalisme, lui qui avait pourtant, au début de sa carrière, noué une complicité particulière avec la profession avec qui il ne manquait jamais de partager une bonne boîte de chocolats fins au Masters de Londres.

« Dans tous types de médias, on me rattache à ce que j’ai pu dire dans le passé et on est parfois loin des fondements mêmes du journalisme. La vision d’une élite et d’un groupe restreint s’impose à tous. Dans l’ensemble, c’est sûr que cela m’affecte, mais cela ne m’empêchera pas de défendre des choses que je considère comme justes. »

Sans jamais les citer, Djokovic fait référence à ses déclarations passées sur la vaccination et l’organisation de l’Adria Tour en juin 2020.

Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.