« Roland-Garros, je vous aime, je vous dois tout, à un de ces jours » : le discours de Gaël Monfils après sa dernière

Tennis Majors reproduit en intégralité le discours de Gaël Monfils à l’issue de sa dernière apparition à Roland-Garros, lundi 25 mai.

Cérémonie de Gaël Monfils - Roland-Garros 2026 Cérémonie de Gaël Monfils – Roland-Garros 2026 © Julien Nouet / Tennis Majors

Je vais essayer de faire rapide, concis. Et je vais commencer tout simplement par vous. Maman et papa. Encore une fois, merci. C’est grâce à ces deux personnes, Sylvette et Ruffin. Ils ont créé un petit bonhomme que vous avez vu sur les écrans avec des petites lunettes. Je n’arrêtais pas de bassiner mes parents. Je voulais jouer au foot. Je voulais jouer au tennis. Je voulais tout faire. Je voulais faire du sport.

Mais à un moment, je voulais vraiment jouer au tennis. Mon père y a cru tout de suite. Ma mère, elle m’a quand même dit de continuer les études. Moi : « Mais maman, il faut que j’y aille, Il faut que j’aille au CREPS ». Et j’ai réussi à aller au CREPS à treize ans. Donc l’aventure a commencé là-bas pour moi.

Encore une fois, merci à mes parents car c’est grâce à eux aussi.

Il y a un monsieur qui a aidé mon papa qui est présent ici, qui s’appelle Richard Vermot. Quand j’avais onze ans, il a cru en moi très jeune. Merci beaucoup parce que tu me parlais déjà de Roland Garros et tout ça

Je voudrais remercier la fédération. Ils m’ont pris très tôt, à l’âge de treize ans. Grâce à vous, j’ai pu m’exprimer, J’ai pu apprendre à jouer au tennis, apprendre à comprendre le tennis, voyager. Et voilà, encore une fois, je n’y serais jamais arrivé sans vous, sans votre main, sans votre aide. Donc un grand merci à la Fédération Française de Tennis.

Je voudrais remercier tous mes coachs. Je ne vais pas les nommer tous, mais il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup qui ont compté énormément, beaucoup qui sont devenus des amis, qui ont appris à me connaître, qui m’ont aidé avec ma personnalité et qui n’est pas forcément facile – mais très facile quand on me connaît.

Je voudrais remercier ma famille, mon petit frère Darryl. On ne s’est pas beaucoup vu. Je suis parti très tôt. C’est peut être le truc qui me fait le plus mal.

Merci à eux de m’avoir laissé faire les mauvais choix, puis laissé faire les bons choix, de me laisser m’exprimer comme je le sentais sur le terrain, Essayez des choses nouvelles tous les jours. Ils se reconnaîtront tous. Merci à tous mes coachs dans ma carrière.

Je voudrais remercier ma famille, mon petit frère Darryl. On ne s’est pas beaucoup vu. Je suis parti très tôt. C’est peut être le truc qui me fait le plus mal. Vous pensez que c’est mes parents? Mais c’est vraiment mon petit frère. Je ne l’ai pas vu grandir. Ça a été la plus belle chose de ma vie. Ça a changé parce que maintenant c’est Skaï, ma fille. Mais t’es la deuxième plus belle chose de ma vie. Un grand merci à mon petit frère qui m’a soutenu tout au long de ma carrière. Il a été là pour moi tout le temps. Darryl, c’est un chef qui sait comment te faire.

Je voudrais faire aussi un clin d’œil à mes deux demi-soeurs, mais qui sont pour moi de vraies soeurs. Elles ont toujours été présentes plus jeunes, toujours été à l’écoute. Donc Rosie et Maely merci pour tout.

Normalement tu parles français Elina. Donc là je vais remercier Elina, ma femme parce que sans elle je ne serais peut être pas encore là ce soir. Ça fait huit ans qu’on est ensemble, huit belles années. Tu m’as accompagnée. Je ne parle pas d’Elina Svitolina la joueuse. Je parle de la femme, la vraie femme, ma femme qui est là à tous les instances, dans tous les moments. Elle a toujours su me soutenir en tant qu’homme, pas en tant que tennisman. Elina a a toujours été là dans mes (moments de) doutes. Elle a toujours été su me relever, m’encourager, m’aimer et surtout m’a donné le plus beau cadeau au monde avec notre fille. Je t’aime.

Ces gars, je leur dois quand même énormément. C’est vraiment mes frères d’armes, mes frères tout court.

J’ai beaucoup d’amis. Ils sont bruyants. Merci beaucoup. Vous m’avez soutenu pendant 22 ans. On a été une bande de potes. On s’est connu vraiment tous très tôt. C’est des amis avec qui je suis allé à la maternelle. Au collège, ils m’ont suivi même si j’étais en pôle France. Ils sont là, donc des vrais amis. Je voudrais vraiment tous vous remercier. Merci à tout jamais. 

Les anciens joueurs qui sont là, merci d’être venus me soutenir. Je pense que vous êtes tous passés par là et ça me fait vraiment plaisir de vous voir dans les tribunes. J’ai vu tout à l’heure mon petit Gilou (Gilles Simon), Ritchie (Gaquet) et je pense que Jo(-Wilfried Tsonga), doit être doit être là haut. Ces gars, je leur dois quand même énormément. C’est vraiment mes frères d’armes, mes frères tout court. Et je voudrais vraiment leur dire merci pour l’amour qu’ils m’ont donné. Pour l’aide. On n’a jamais été en compétition. Gilles, Richard et Jo, ils ont toujours été là en dehors du terrain. C’est quelque chose que le tennis m’a donné et qui est très précieux pour moi. Merci beaucoup les gars.

Pour finir, je voudrais tous vous remercier. Chaque année, je viens jouer à Roland-Garros. J’ai des frissons à chaque fois que je viens ici. C’est magique, c’est quelque chose d’incroyable. J’ai créé quelque chose de fort, d’unique, d’exceptionnel et je vous aime vraiment. Vous allez vraiment, vraiment me manquer. Et je voudrais vous dire un grand merci de tout mon cœur, pour toujours. Merci à toutes les personnes de l’ombre qui ont rendu ce tournoi magnifique. Chaque année, les ramasseurs, les juges de ligne, les personnes du transport, les personnes au self, vraiment toutes ces belles personnes ont fait un job incroyable. Les gardes du corps. Vraiment, ce tournoi est fabuleux et magique. C’est sûr que je reviendrai pour le redire.

Roland-Garros, je vous aime, je vous dois tout et je vous dis : à un de ces jours. Merci pour tout ce que vous m’avez donné.

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