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#FreePengShuai : Ce que l’on sait de la disparition de la joueuse Peng Shuai – mise à jour avec entretien à L’Équipe

Peng Shuai a disparu le 2 novembre 2021 après avoir formulé des accusations de viol avant de réapparaître le 19 novembre à travers des images manifestement contrôlées par le régime chinois. Voici ce qu’il faut savoir sur cette affaire et le soutien dont la joueuse fait l’objet, jusqu’à ses dernières déclarations à L’Équipe.

Peng Shuai Peng Shuai (CHN)

Quelles sont les dernières informations sur Peng Shuai ?

• Peng Shuai a répondu à L’Équipe
• Elle sous-entend l’arrêt de sa carrière de joueuse de tennis
• Peng délégitime la mobilisation internationale et nie avoir disparu

Le quotidien L’Equipe a publié, lundi 7 février, un long entretien avec la joueuse chinoise, en marge des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin.

Cet entretien, réalisé la veille en mandarin, est le premier que Peng Shuai a pu donner à un média international indépendant, qui a fait traduire les réponses par une ressource indépendante à Paris, n’a pas fait relire les réponses mais qui a dû envoyer ses questions en amont et a accepté de ne pas commenter l’entretien dans ses colonnes.

Si les deux journalistes ayant mené cet entretien, Marc Ventouillac et Sophie Dorgan, avec l’appui du photographe Bernard Papon, avaient le loisir de formuler leurs commentaires, sûrement auraient-ils éditorialisé sur les dénis et la permanence d’une certaine “ligne officielle” dans les propos de la joueuse chinoise, qui indique à mots couverts arrêter sa carrière sur le circuit WTA. Quelques heures après la parution de l’entretien, Sophie Dorgan a tweeté un sceptique : “Juste un mot, un seul : je pense fort à Peng Shuai”.

Je n’ai jamais disparu.

Peng Shuai à L‘Equipe

La lecture de cet entretien enseigne que Peng Shuai entend dédramatiser voire délégitimer la mobilisation internationale qui a précipité sa disparition début novembre – mot “disparition” qu’elle renie d’ailleurs. “Je n’ai jamais disparu. Simplement, beaucoup de gens, comme mes amis y compris du CIO, m’ont envoyé des messages, et il était tout à fait impossible de répondre à tant de messages. Mais, avec mes amis proches, je suis toujours restée en contact étroit, j’ai discuté avec eux, répondu à leurs emails, j’ai aussi discuté avec la WTA… (…) Je ne sais pas pourquoi l’information selon laquelle j’avais disparu s’est répandue.”

Rien de neuf sur l’événement initial qui a précipité l’affaire Peng Shuai, ce post sur le réseau social Weibo rapidement effacé dans lequel elle témoignait sur une agression sexuelle subie de la part d’un haut responsable du PC chinois.

“Je n’ai jamais dit que quiconque m’avait fait subir une quelconque agression sexuelle. (…) Pourquoi (je l’ai effacé ?). Parce que j’en avais envie. Les sentiments, le sport et la politique sont trois choses bien distinctes. Mes problèmes sentimentaux, ma vie privée, ne doivent pas être mêlés au sport et à la politique.”

Chez les professionnels, le niveau est très élevé, c’est trop rapide pour moi.

Peng Shuai

Peng Shuai fait comprendre qu’à 36 ans, sa carrière sur le circuit WTA est terminée, mais elle évoque des raisons physiques pour l’expliquer. “Si l’on considère mon âge (36 ans), mes multiples opérations chirurgicales et la pandémie qui m’a forcée à arrêter si longtemps, je crois que ça sera très difficile de retrouver mon niveau sur le plan physique. Depuis une dizaine d’années, le cartilage de mon genou (droit ou gauche, ce n’est pas précisé, ndlr) nécessite des injections et j’ai subi deux interventions chirurgicales il y a environ sept ans. Ces cinq dernières années, j’ai encore subi trois opérations. C’est une blessure très importante.”

Peng ne manifeste aucune volonté de se rendre à Munich pour poursuivre ses soins, ni de répondre à l’invitation de Nicolas Mahut de jouer le double mixte à Roland-Garros avec elle. “J’ai peur de ne pas avoir le niveau. Chez les professionnels, le niveau est très élevé, c’est trop rapide pour moi. (…) Je crois que je ne peux qu’intégrer une équipe de vétérans après ma retraite. Mais je le remercie beaucoup pour cette invitation (sourire).”

Des déclarations qui n’ont pas suffi à rassurer la WTA. Le président, Steve Simons, a réagi dans un communiqué le lundi 7 février 2022.

“C’est toujours bon de voir Peng Shuai, qu’elle réponde à une interview ou qu’elle assiste aux Jeux Olympiques. Cependant, sa récente interview n’atténue en rien nos inquiétudes quant à son message initial du 2 novembre. Nous réitérons notre point de vue, Peng a agi bravement en s’exprimant publiquement sur le fait d’avoir été agressée sexuellement par un haut responsable du gouvernement chinois.”

“Comme nous le ferions avec n’importe laquelle de nos joueuses dans le monde, nous avons demandé une enquête formelle sur les allégations par les autorités compétentes et une opportunité pour la WTA de rencontrer Peng, en privé, pour discuter de sa situation. Nous restons fermes sur notre position et nos pensées restent avec Peng Shuai.”

3 février 2022 : Le désintérêt de l’ambassadeur en France

Le 3 février 2022, l’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, était l’invité de l’émission Télématin sur France 2. Interrogé sur l’affaire Peng Shuai, ce dernier a d’abord répondu sèchement : “Je n’ai pas de nouvelles d’elle”, avant de précisé : “Mais peut-être que ça vous intéresse, mais moi ça ne m’intéresse pas”.

29 janvier 2022 : l’Open d’Australie fait retirer des t-shirts de soutien

Lors de la finale femmes de l’Open d’Australie 2022 le 29 janvier 2022, des t-shirts “Où est Peng Shuai” ont été distribués à des spectateurs dans l’espoir que ce message soit vu par des milliers de téléspectateurs. Une opération effectuée en accord avec les organisateurs du tournoi, qui avait quelques jours plus tôt refusé de telles opérations dans l’enceinte du tournoi avant de se rétracter.

20 décembre 2021 : Peng s’exprime dans une vidéo et explique ne pas avoir été abusée sexuellement

Invitée à participer à un évènement de promotion du ski nordique à Shanghaï, en Chine, Peng Shuai s’est exprimée dans une vidéo postée par un média proche du pouvoir. La joueuse de tennis explique notamment qu’elle n’a jamais accusé quelqu’un de l’avoir abusé sexuellement.

“Tout d’abord, je dois souligner un point extrêmement important, je n’ai jamais dit ni écrit que quiconque m’avait agressée sexuellement. Je dois souligner clairement ce point”

1er décembre 2021 : Steve Simon, président de la WTA, suspend les tournois en Chine

Steve Simon a annoncé la suspension des tournois WTA en Chine jusque’à nouvel ordre, le mercredi 1er décembre. « Avec le soutien total du conseil d’administration (« Board of Directors ») de la WTA, j’annonce la suspension immédiate de tous les tournois en Chine, Hong Kong inclus, fait-il savoir dans un long communiqué à lire ici en anglais. En toute conscience, je ne vois pas comment je pourrais demander à nos sportives de disputer des tournois sur les lieux où Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement et où elle a, semble-t-il, été mise sous pression pour retirer des allégations d’agression sexuelle. Au stade où en est cette affaire, je suis aussi très inquiet des risques que nos joueuses et notre staff couraient sur place si nous devions organiser des événements en Chine en 2022. »

Le Comité international olympique (CIO) a assuré avoir échangé une deuxième fois avec Peng Shuai mercredi 1er décembre et la star chinoise aurait “reconfirmé” qu’elle était en sécurité et en bonne santé compte tenu de la “situation difficile” dans laquelle elle se trouve, a indiqué le CIO jeudi 2 décembre dans un communiqué. Le CIO a déclaré avoir offert à Peng Shuai “un large soutien” et s’est engagé à rester en contact régulier avec elle, ajoutant qu’une rencontre avait été convenue en janvier. Le CIO a également déclaré à CNN qu’il ne fournissait aucun élément visuel du deuxième appel vidéo de mercredi, en raison du scepticisme croissant quant à la liberté de communication de Peng, ainsi que des inquiétudes quant à sa sécurité.

24 novembre 2021 : L’Union Européenne demande des preuves de la liberté de mouvement de Peng Shuai

L’affaire Peng Shuai est officiellement devenue une affaire diplomatique le 24 novembre quand l’Union Européenne a demandé des preuves de la liberté de mouvement de la joueuse et l’ouverture d’une enquête sur les accusations qui ont précipité sa disparition.

L’UE « demande toujours au gouvernement chinois de fournir des preuves indépendantes et vérifiables de son bien-être et du lieu où elle se trouve, selon les termes de Nabila Massrali, porte-parole de la diplomatie de l’UE. Nous espérons qu’elle pourra bientôt reprendre ses activités sportives et non sportives normales. (…) Nous ne sommes pas en mesure de commenter les allégations elles-mêmes, mais nous demandons instamment une enquête complète et transparente. »

Le gouvernement chinois nie depuis le début la portée diplomatique internationale de l’affaire Peng Shuai, mais poursuit comme objectif officieux une absence de boycott aux Jeux Olympiques d’hiver de février 2022. La militante pour les Droits de l’Homme Yaxue Cao a qualifié l’affaire de “désastre politique (…) qui n’aurait pas pu apparaître à un pire moment” pour la Chine.

21 novembre 2021 : Le président du CIO, Thomas Bach, s’est entretenu 30 minutes avec Peng Shuai en visioconférence

Dimanche 21 novembre, le site officiel du comité olympique international a dévoilé que le président Thomas Bach avait pu s’entretenir 30 minutes en visioconférence avec Shuai Peng. La joueuse chinoise a expliqué qu’elle était en sécurité et qu’elle vivait actuellement chez elle à Pékin, mais qu’elle aimerait que sa vie privée soit respectée pour le moment. 

Ces images, considérées comme des preuves de vie, ne renseignent en rien sur la liberté de mouvement de la jeune femme. Elles portent la marque de la propagande du gouvernement chinois, connu pour être capable de placer sous surveillance étroite les personnes susceptibles ou suspectées de saper son autorité.

20 novembre 2021 : Peng Shuai réapparait en public, en Chine

Une vidéo de la joueuse chinoise se trouvant dans un restaurant avec son entraîneur a depuis été publiée, samedi 20 novembre, par un journaliste proche du pouvoir chinois, Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times, affilié au Quotidien du Peuple, média officiel du régime chinois. Par un communiqué, le président de la WTA, Steve Simon, s’est dit “rassuré par les vidéos”, mais affirme malgré tout que “cela reste difficile de déterminer si elle est libre et en capacité de prendre des décisions par elle-même, sans coercition ou influence extérieure. Cette vidéo, en tant que telle, est insuffisante”.

Le samedi 20 novembre 2021 au soir, Peng Shuai a de nouveau été aperçu en public lors d’un tournoi de tennis juniors en Chine. Sur les photos publiées sur le compte officiel Weibo du China Open, on peut apercevoir la joueuse vêtue d’une veste de sport bleu marine et d’un pantalon de survêtement blanc, très souriante.

17 novembre 2021 : Un mail attribué à Peng Shuai et adressé à la WTA est publié par une chaîne de télévision affiliée à l’Etat chinois

CGTN Europe, chaîne de télévision affiliée à l’Etat chinois, a partagé un e-mail présenté comme un message reçu le 17 novembre par la WTA et dans lequel Peng Shuai s’adresse à Steve Simon. Dans ce mail, il est écrit : “le récent communiqué de la WTA a été publié sans mon accord et sans que je puisse vérifier ou confirmer le contenu. Les informations données dans ce communiqué, y compris les accusations d’agressions sexuelles, sont fausses. Je ne suis ni disparue, ni en danger. Je me repose simplement chez moi, et tout va bien. Si la WTA continue de publier des informations à mon sujet, merci de les vérifier auprès de moi, et de les publier avec mon consentement.  Merci encore de vous soucier de moi.” 

Cet email a aussitôt suscité un profond scepticisme sur les réseaux sociaux, qui ont très vite mis en doute la véracité de ce message et le fait qu’il puisse émaner de Peng Shuai.

Dans les heures suivantes, la WTA a elle-même publié un autre communiqué au nom de Steve Simon, qui déclare : “ce communiqué publié par l’Etat chinois ne fait qu’augmenter mon inquiétude sur la sécurité et la localisation de Peng Shuai.”

“J’ai beaucoup de mal à croire que Peng Shuai a réellement écrit ce mail (…). La WTA et le reste du monde ont besoin de preuves indépendantes et vérifiables qu’elle va bien. A ce jour, j’ai plusieurs fois tenté de la joindre via plusieurs biais, sans succès…”

14 novembre 2021 : La WTA publie un communiqué et demande une enquête

La WTA a publié un premier communiqué le 14 novembre, dans lequel son président Steve Simon déclare :

“Peng Shuai, et toute les femmes, méritent d’être entendues et non censurées. Ses accusations d’agressions sexuelles portées à l’encontre d’un ancien leader politique chinois méritent d’être traitées avec le plus grand sérieux. Dans toutes les sociétés, le comportement dont elle dit avoir été victime doit donner lieu à une enquête, en aucun cas être toléré ou ignoré. Nous félicitons Peng Shuai pour le courage remarquable et la force dont elle a fait preuve.

La WTA a largement développé son marché en Chine ces dernières années, avec notamment la tenue du Masters à Shenzen prévue jusqu’en 2030 (même s’il a été exceptionnellement organisé à Guadalajara en 2021). Steve Simon a clairement exprimé sa volonté de retirer certains tournois du pays si aucune garantie concernant la sécurité de Peng Shuai n’est apportée.

“Si, au bout du compte, notre appel ne reçoit aucun écho, nous serions prêts à revenir en arrière et rétracter notre business en Chine”, a-t-il déclaré.

Steve Simon a ensuite réitéré ses déclarations dans une interview à CNN.

2 novembre 2021 : Peng Shuai dévoile sur le réseau social Weibo avoir été violée par un dirigeant chinois

Peng Shuai a posté un message sur le réseau social chinois Weibo. Dans ce post, la joueuse (âgée de 35 ans) révèle qu’elle a eu une liaison avec l’ancien vice-Premier ministre Zhang Gaoli, liaison qui s’est terminée après le déménagement de celui-ci à Pékin suite à une promotion. Il l’aurait, ensuite, forcée à avoir des relations sexuelles.

Le post de Peng Shuai a été supprimé dans la demi-heure. Son nom, tout comme le mot “tennis”, ont été censurés du réseau social immédiatement. Elle n’a donné aucune nouvelle et n’a pas été joignable pendant deux semaines, précipitant un vaste mouvement de soutien international autour du hashtag #WhereIsPengShuai. Les images de Peng Shuai diffusées depuis lors portent la marque du contrôle des autorités chinoises.

Des copies d’écran du message initial ont circulé sur d’autres réseaux sociaux que Weibo, tout comme des traductions de ses propos. Ces derniers racontaient le malaise éprouvé par Peng Shuai face au secret requis de sa relation avec Zhang Gaoli, et la peur qu’elle avait ressentie lors des agressions sexuelles dont elle dit avoir été victime.

COMMENT LE GOUVERNEMENT CHINOIS A-T-IL RÉAGI AU PREMIER MESSAGE DE PENG SHUAI ?

Dans un premier temps, les medias affiliés à l’Etat n’ont pas relayé les accusations initiales de Peng Shuai. Quand un des porte-paroles du gouvernement, Zhao Lijian, a été interrogé à ce sujet, il a botté en touche en déclarant “n’avoir jamais entendu parler de ce problème”.

Des observateurs ont exprimé leur inquiétude sur le fait que l’appareil gouvernemental répressif de la Chine a censuré Peng Shuai et l’ont très vite réduit au silence, lui coupant toute forme de communication. La journaliste du New York Times Linda Jaivin, auteure de “La plus courte Histoire de la Chine”, a ainsi déclaré que “l’Etat chinois avait probablement réagi comme il le fait à chaque fois qu’un problème vient remettre en question sa droiture morale et sa légitimité en faisant disparaître le problème en question. Mais Peng Shuai, en tant que personne dotée d’une certaine célébrité internationale, n’est pas si simple à faire disparaître.”

COMMENT ONT RÉAGI LES JOUEURS ?

Beaucoup de joueurs professionnels ont appelé à l’action, relayant le hashtag #WhereIsPengShuai et la photo. Naomi Osaka l’a notamment posté le 16 novembre, accompagné d’un petit message de soutien.

Petit à petit, de très nombreux joueurs et joueuses en ont fait de même, notamment, le 18 novembre, Serena Williams qui s’est dit “dévastée et choquée” d’apprendre la disparition de Peng Shuai.

Le lendemain, Novak Djokovic a posté à son tour le hashtag sur Instagram, rajoutant son nom à une longue liste incluant notamment Andy Murray, Stan Wawrinka, Maria Sakkari, Ons Jabeur, Nicolas Mahut, Pierre-Hugues Herbert, Benoît Paire, Liam Broady, Tara Moore, Rohan Bopanna, Jurgen Melzer, Patrick McEnroe ou encore Ellen Perez.

Le footballeur Gerard Piqué, désormais organisateur de la Coupe Davis, y est lui aussi allé de son message, tout comme l’ATP qui a activement exprimé son soutien à la WTA.

Deux autres grandes figures sur tennis mondial, Roger Federer et Rafael Nadal, se sont exprimés dans la presse mais n’ont rien publié sur leurs réseaux sociaux. L’Espagnol a réagi pour le journal l’Equipe le samedi 20 novembre 2021 : “Je suis les nouvelles et lis les articles concernant Peng Shuai. Même si je n’ai pas toutes les informations, le plus important dans cette affaire, c’est de savoir si elle va bien. Nous tous, au sein de la famille du tennis, espérons la voir bientôt parmi nous.”

Roger Federer, lui, s’est exprimé lors d’une interview accordée à la chaîne italienne sky sport Italie, également le samedi 20 novembre : “J’espère qu’elle est en sécurité. Nous sommes tous unis autour d’elle. Le circuit est ma deuxième famille, je suis sur le circuit pro depuis 20-25 ans donc je suis connecté à chaque joueur ATP et WTA.”

Les organisateurs de Wimbledon ont également apporté leur soutien à la joueuse chinoise, tout en assurant que le maximum était fait en coulisses pour s’assurer de sa sécurité.

“Nous sommes unis avec le reste de la communauté tennistique pour nous assurer que Peng Shuai est en sécurité. Nous avons oeuvré en soutien des efforts de la WTA pour établir sa sécurité par l’intermédiaire de nos relations en coulisses. Nous voudrions que Peng Shuai sache que son bien-être est de la plus haute importance pour nous, et nous continuerons à travailler pour clarifier l’incertitude autour de sa sécurité”, a déclaré le All England Club.

QUI EST PENG SHUAI ?

Peng Shuai est une ancienne n°1 mondiale de double n°14 en simple. Elle a fini 13 saisons dans le top 100, et a remporté quatre titres en simple. En Grand Chelem, Peng Shuai a atteint à six reprises la deuxième semaine, dont une demi-finale à l’US Open 2014, perdue contre Caroline Wozniacki. Elle est ainsi devenue la troisième joueuse chinoise à atteindre un dernier carré majeur.

Peng Shuai, qui a joué son premier tableau final sur le circuit principal en 2001 (à Shanghai), a remporté ses plus grands succès en double, disciple dans laquelle elle a remporté 24 titres et passé passé 20 semaines à la place de n°1. Elle a notamment été sacrée deux fois en Grand Chelem (Roland-Garros 2013 et Wimbledon 2014) et a également remporté le masters 2013, à chaque fois avec Su-wei Hsieh qui, comme elle, a la particularité de jouer tout à deux mains.

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