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Nadal monte en puissance pour rejoindre les quarts de finale de Wimbledon, mais a toujours du mal à conclure

A son aise pendant la majeure partie du match, Rafael Nadal s’est donné quelques frissons au moment de conclure face à van de Zandschulp ce lundi en huitième de finale de Wimbledon.

Rafael Nadal, Wimbledon 2022 La joie de Rafael Nadal, vainqueur de Botic van de Zandschulp en huitième de finale de Wimbledon 2022 (AI / Reuters / Panoramic)

“Je dois trouver un moyen de continuer ma route, car chaque match de plus augmente mes chances de jouer à un niveau plus élevé.” Tels furent les mots de Rafael Nadal mardi, après avoir été bousculé par un Francisco Cerundolo vaincu en quatre sets au premier tour de Wimbledon. Depuis, duel après duel, il est monté en puissance.

S’il a de nouveau lâché un set contre Ricardas Berankis, au deuxième tour, il n’a pas laissé ce plaisir à Lorenzo Sonego lors de la rencontre suivante. Pas plus qu’à Botic van de Zandschulp, battu 6-4, 6-2, 7-6⁽⁶⁾ en huitième de finale ce lundi. Seul bémol – comme face à l’Italien, contre lequel il avait mené 6-1, 6-4, 4-2 avant de se retrouver à 4-4 dans le troisième set – il a connu quelques difficultés pour conclure après avoir déroulé pendant la majeure partie de l’opposition.

J’ai joué à un très bon niveau, hormis le jeu à 5-3 (dans le troisième set).

Rafael Nadal

“J’ai joué à un très bon niveau aujourd’hui, hormis le jeu à 5-3 (dans le troisième set, alors qu’il servait pour le match)”, a-t-il analysé lors de l’interview sur le court. “Je tiens à féliciter Botic, qui a beaucoup progressé depuis un an.” Cinq semaines plus tôt, alors qu’il avait mis fin au parcours du Néerlandais au troisième tour à Roland-Garros, l’Espagnol s’était déjà montré élogieux envers lui.

Face au 25e joueur mondial, qui était 139e un an en arrière, l’Espagnol s’est procuré deux balles de break d’entrée. S’il n’est pas parvenu à les convertir, en jambes et percutant dans ses frappes, il a continué à mettre son adversaire sous pression. Jusqu’à le faire craquer pour profiter d’une double faute à 15-30 dans l’ultime jeu du set, avant de boucler l’affaire.

Jusqu’à 6-4, 6-2, 5-2, Nadal a été impressionnant

Lancée, la tête de série numéro 2 a roulé sur la numéro 21 dans la deuxième manche. Dictant le jeu avec son coup droit et n’hésitant pas à venir finir les points au filet – 17 montées réussies sur 26 tentées dans ce match -, le Majorquin a pris l’engagement adverse à 1-0, puis à 5-2 pour empocher la deuxième manche grâce à une double faute de “VDZ”.

S’il a concédé son engagement d’entrée de troisième set, le gaucher de 36 ans a tout de suite repris sa marche en avant. Au point de remporter cinq des six jeux suivants pour mener 5-2. Puis, alors qu’on le pensait parti pour dérouler, la machine s’est enrayée. A 6-4, 6-2, 5-3, il a commencé par une double faute suivie d’un coup droit dans le filet, avant de perdre son service suite à jeu mal négocié.

Trois balles de matchs consécutives manquées, avant de profiter d’un smash manqué par van de Zandschulp

Le jeu décisif a été une forme résumée du troisième acte. Prenant l’avantage pour avoir trois balles de match consécutives à six points à trois, l’homme aux 22 titres du Grand Chelem a vu son rival du soir égaliser. Avant de, finalement, lever les bras deux échanges plus tard, sur un smash manqué par van de Zandschulp.

Grâce à se succès, le Baléare a rejoint Martina Navrátilová, Roger Federer, Serena Williams et Novak Djokovic dans la listes des hommes et des femmes ayant atteint au moins huit quarts de finale dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem dans l’ère open.

Prochain adversaire pour Nadal : Fritz, qui n’a toujours pas perdu un set

Jeudi, Rafael Nadal a rendez-vous avec Taylor Fritz, tête de série numéro 11, qui, sans perdre un set, est à ce stade de la compétition pour la première fois de sa carrière en Majeur. Les deux hommes sont à une victoire partout dans leur face-à-face.

Vainqueur en finale de l’ATP 500 Acapulco en 2020, l’Espagnol a perdu celle du Masters 1000 d’Indian Wells cette saison ; un duel d’estropiés : il avait une côte fissurée alors que l’Américain souffrait de la cheville droite. Cette fois, a priori, ils seront en capacité de produire leurs meilleurs niveaux respectifs.

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