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Kyrgios écarte Garín et se qualifie pour sa première demi-finale de Grand Chelem

Vainqueur de Cristian Garín 6-4, 6-3, 7-6⁽⁵⁾mercredi à Wimbledon, Nick Kyrgios s’est qualifié pour sa première demi-finale de Grand Chelem.

Nick Kyrgios, Wimbledon 2022 La célébration de Nick Kyrgios, après sa victoire contre Cristian Garin en quart de finale de Wimbledon 2022 (AI / Reuters / Panoramic)

“Je me suis préparé pour ce tournoi, je l’ai entouré sur mon calendrier depuis le début de l’année. Je pense que Wimbledon est ma meilleure chance de gagner un titre du Grand Chelem.”

Lors de l’interview sur le court après sa victoire écrasante contre Filip Krajinović au deuxième tour, Nick Kyrgios, 27 ans, avait exposé ses ambitions en Majeur comme rarement auparavant. Voire jamais. Ce mercredi, il a franchi un cap : vainqueur 6-4, 6-3, 7-6⁽⁵⁾ en 2h13 face à Cristian Garín, il s’est qualifié pour sa première demi-finale de Grand Chelem.

Je n’ai pas tout bien fait depuis le début de ma carrière, j’ai raté des opportunités.

Nick Kyrgios

“L’ambiance était incroyable”, a-t-il déclaré lors de l’interview sur le court. “Je pensais que je n’irai jamais en demi-finale de Grand Chelem. Je n’ai pas tout bien fait depuis le début de ma carrière, j’ai raté des opportunités. Merci à mon équipe, chaque membre est important. Même si je n’ai pas de coach, parce que je n’infligerais ça personne (sourire). Et personne ne connaît mon jeu aussi bien que moi-même. (…) Je ne pense pas encore à la demi-finale. Ce soir, comme d’habitude, mon père va préparer le dîner et on va regarder un film.”

A son arrivée sur le circuit, alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, l’Australien avait joué deux quarts de finale en Majeur. L’un perdu contre Andy Murray à l’Open d’Australie en 2015, l’autre face à Milos Raonic l’année précédente pour sa première expérience sur le gazon du All England Club. Jusqu’à cette édition 2022 de l’autoproclamé “The Championships”, il n’avait plus dépassé les huitièmes de finale dans les quatre tournois les plus prestigieux.

Kyrgios a perdu les neufs premiers points du match

Grand favori face à un Garín qui jouait son premier quart de finale en Grand Chelem, Kyrgios a d’abord, peut-être, un peu senti la pression retenir son bras droit habituellement si relâché. D’entrée de match, il a perdu neuf points consécutifs. Résultat : 2-0, break contre lui, et 0-15 sur son service. Puis il a fini par retrouver sa fluidité caractéristique. En ne montrant aucun signe de douleur à l’épaule, contrairement au tour précédent.

Plus solide du fond pour répondre à la cadence adverse, adroit dans dans les variations et les coups en toucher, il a débreaké à 3-2. Mené 15-40 sur son engagement à 4-4, il a résisté avant de boucler l’acte initial dès le jeu suivant. En patron, sur un break blanc. C’est également de cette façon qu’il a fait la différence dans la deuxième manche.

Victoire nette au panneau d’affichage, mais accrochée sur le court

Creusant l’écart pour mener 6-4, 3-1, le 40e du classement ATP a dû batailler pour conserver cette avance. Deux occasions de break écartées à 3-1, puis une de plus à 4-2. “C’est (Cristian Garín) un super joueur”, s’est-il exprimé une fois le succès en poche. “J’ai souvent été sur un fil. J’aurais pu être breaké, débreaké plusieurs fois. J’ai été un peu chanceux.”

Lors du troisième set, le natif de Canberra a même sans doute été légèrement en-dessous du 43e mondial. Ne se procurant aucune balle de break, il a dû en sauver trois. Toutes à 6-4, 6-3, 2-3. Avant de s’imposer 7 points à 5 lors du jeu décisif, après avoir été mené 5-3. Notamment grâce à la qualité de son service : 7 aces dans le dernier round (5 dans le premier, et également 5 dans le deuxième).

J’ai fait du chemin, je suis plus mature.

Nick Kyrgios

Vendredi, il affrontera le vainqueur du duel entre Taylor Fritz et Rafael Nadal. Face à l’Espagnol, il avait signé son premier grand exploit. C’était en huitième de finale de l’édition 2014. Cinq ans plus tard, il s’était incliné face au Majorquin au deuxième tour. Une époque où son immaturité avait nettement le dessus sur ses ambitions.

“Avant de jouer mon deuxième tour contre Nadal (à Wimbledon en 2019), mon agent avait dû me sortir du bar à 4h du matin”, avait-il révélé lundi après avoir écarté Brandon Nakashima. “J’ai fait du chemin depuis, je suis plus mature.” Un chemin qui l’a mené jusqu’à sa première demi-finale de Grand Chelem. Au minimum.

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