Garcia, pas à pas

Caroline Garcia a repris un bon bol de confiance à l’US Open en s’offrant Karolina Pliskova. Favorite mercredi de son deuxième tour à Roland-Garros, contre Aliaksandra Sasnovich, elle doit désormais enfin capitaliser.

Caroline Garcia, Roland-Garros 2020, September 27

L’oiseau Caroline Garcia refait son nid. Après trois dernières années délicates, depuis sa demi-finale au Masters 2017 où elle semblait marcher sur l’eau, l’ex-n°1 française (désormais devancée d’une place par Kristina Mladenovic, mais peut-être plus pour longtemps, 44e contre 45e) n’est pas la plus à plaindre de ce tennis si étrange en mode Covid-19. A l’US Open, on s’en souvient, elle a battu la tête de série n°1 Karolina Pliskova (6-1, 7-6) avant d’échouer sur Jennifer Brady au tour suivant (6-3, 6-3).

« Remettre la machine en route pour les quinze jours »

A un degré moindre, il y a des similitudes avec son début de Roland-Garros. En effet, « Flying Caro » n’était pas favorite contre Anett Kontaveit, aux portes du Top 20 mondial (21e) et qui venait de l’éliminer au premier tour à Rome. Victorieuse d’un joli combat en trois sets (6-4, 3-6, 6-4), qu’elle n’aurait peut-être pas été capable de mener de la sorte il y a quelques mois, la Lyonnaise se voit opposée à Aliaksandra Sasnovich, une Biélorusse normalement à sa portée (96e mondiale).

Elle ne sait pas trop quoi penser de ce nouveau Roland-Garros, mais puisqu’elle gagne, autant y ressentir un bon signe :

« Le Chatrier est totalement différent. Ce n’est pas plus mal, parce que je n’avais pas forcément des bons souvenirs dessus. Par ailleurs, le fait qu’il y ait moins de spectateurs exerce moins de pression, mais il y a toujours un revers. On a un peu le sentiment que c’est vide. Vous avez l’impression d’être plus seule que jamais. »

Et Caroline Garcia, d’ailleurs, n’a pas manqué de remercier les rares supporters présents. Pas de démons à chasser mercredi, puisque c’est sur le Lenglen qu’elle jouera. En cette période si spéciale, le secret était peut-être de faire un break :

« Après Rome, je suis allée prendre quatre jours de repos avec mes parents. Ils étaient en Espagne, je les ai rejoints. A vrai dire, ça m’a fait beaucoup de bien de simplement les serrer dans mes bras. Parce qu’avec tout ça, le contact physique, ce n’est pas trop ça. Parfois, on se sent un peu seule. Ça m’a fait énormément de bien de simplement me poser, parce qu’il y a inconsciemment beaucoup de stress et de tension. Ça fatigue beaucoup mentalement de respecter les règles, de toujours être sur le qui-vive pour faire attention. Ça m’a fait du bien de me rafraîchir les idées un peu, afin de remettre la machine en route pour les quinze jours. »

Oui, elle a bien dit quinze jours.

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