La WTA pense pouvoir rejouer en Chine en 2022, nous dit son directeur général

Pour la deuxième année consécutive, il n’y aura pas de tournoi WTA en Chine après l’US Open. Mais le directeur général de l’instance féminine, Steve Simon, a déclaré à Tennis Majors qu’il était optimiste quant au retour des tournois WTA en Chine en 2022.

2 octobre 2021
WTA Finals, 2019, Shenzhen

Steve Simon, le président-directeur général, a déclaré, à Tennis Majors, que le circuit féminin était “impatient de revenir en Chine l’année prochaine” après une deuxième saison “asiatique” consécutive annulée en raison de la pandémie mondiale de Covid-19.

En 2019, huit tournois avaient été organisés en Chine après l’US Open, dont le WTA Elite Trophy, le WTA Premier 5 Wuhan Open, le WTA Premier Mandatory Beijing Open et les lucratives WTA Finals, qui ont offert une bourse record de 14 millions de livres. En 2020, aucun événement n’a été organisé en Chine en raison de la pandémie et les WTA Finals ont également été annulées pour la première fois dans l’histoire du circuit féminin.

La situation actuelle en Chine, avec des frontières encore largement fermées aux voyageurs étrangers, a forcé la WTA à déplacer les Finals à Guadalajara, au Mexique, cette année. Il est prévu qu’elles reviennent à Shenzhen de 2022 à 2030 et Steve Simon est optimiste quant à la possibilité d’un retour en Chine l’année prochaine.

“Le soutien que nous avons réçu dans la région Asie-Pacifique, en particulier en Chine, a connu une riche histoire de croissance et de talent, a répondu Steve Simon à Tennis Majors par e-mail. Ayant cela à l’esprit, nous sommes impatients de revenir en Chine en 2022 avec tous nos partenaires locaux qui sont d’un grand soutien pour la WTA”.

WTA CEO Steve Simon at the Handover Ceremony
Steve Simon, directeur général de la WTA (Panoramic)

La première fois qu’un officiel de la WTA est optimiste pour 2022

Les voyages en Chine pour les non-résidents restent à ce jour fermés. Les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, en février 2022, seront le premier grand événement ouvert aux concurrents internationaux dans le pays depuis le début de la pandémie, mais ils se dérouleront selon des protocoles stricts. Toute personne qui n’a pas été entièrement vaccinée devra être mise en quarantaine pendant 21 jours à son arrivée.

Comme l’a montré la pandémie, rien n’est écrit dans la pierre et les tournois restent à la merci des protocoles gouvernementaux. Néanmoins, c’est la première fois que la WTA envisage publiquement, via un porte-parole, un retour du circuit en Asie.

En attendant, les joueuses se battent pour tenter de se qualifier aux WTA Finales de Guadalajara. Steve Simon se réjouit du retour des WTA Finals dans le calendrier.

“Les WTA Finals de cette année sont particuliers”, s’est-il enthousiasmé. “Nos partenaires, notre équipe et de nos joueuses ont surmonté bien des défis de ces 18 derniers mois, nous sommes très fiers de nous rendre à Guadalajara cette saison. Nos joueuses ont travaillé dur, semaines après semaines, et nous voulons honorer ce dévouement avec des WTA Finals qu’elles, ainsi que les fans du monde entier, méritent. Nous entrons dans une période très excitante pour notre sport, avec une profondeur de talent incroyable. Nous attendons avec impatience les semaines à venir pour annoncer les noms des dernières joueuses qualifiées pour les Finales.”

Les WTA Finals auront lieu du 10 au 17 novembre. La numéro une mondiale Ashleigh Barty, titrée en 2019, la numéro deux Aryna Sabalenka et la tenante du titre à Roland-Garros, Barbora Krejcikova, sont les seules joueuses à être officiellement qualifiées. Il reste cinq billets à aller chercher.

Micky Lawler, WTA president
Micky Lawler, présidente de la WTA (Panoramic)

Micky Lawler, président de la WTA : “Citez-moi une personne qui aurait dit non à la Chine”

La pandémie a mis en lumière la dépendance de la WTA à l’égard de la Chine, deux ans après la signature d’un accord de dix ans pour l’organisation des finales WTA à Shenzhen. Pour cette occasion, la ville chinoise a construit un stade de 12.000 places pour accueillir l’événement.

Dans le numéro de septembre de Tennis Magazine, la présidente de la WTA, Micky Lawler, a admis que les événements des dix-huit derniers mois avaient été difficiles pour l’instance organisatrice du circuit féminin, qui dépendait énormément de la Chine pour ses revenus.

“Avoir des tournois en Chine de septembre jusqu’à la fin de la saison a des conséquences très rudes pour nous”, a expliqué Micky Lawler. “Mais la Chine représente une grande opportunité pour la WTA et ce choix nous a permis de faire de grands pas en avant. On ne pouvait pas anticiper. Citez-moi une personne qui aurait dit non à la Chine ? C’était une opportunité pour l’ensemble du sport féminin, avec des records de prize money sans précédent. Nous étions fiers lorsque nous l’avons annoncé et nous le sommes toujours.”

Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *