Des Williams aux McEnroe, via Sanchez et Maleeva : les 13 grandes fratries de l’histoire du tennis pro

Les Tchèques Brenda et Linda Fruhvirtova sont en train de se révéler sur le circuit pro alors qu’au même moment, Serena et Venus Williams, qui ont dépassé 40 ans, semblent de plus en plus proches de la fin de leur carrière. L’occasion de retracer le parcours des fratries les plus emblématiques.

John and Patrick McEnroe, Dinara Safina and Marat Safin, Venus and Serena Williams

Le tennis est un sport de famille. Et même si l’exigence du haut niveau est impitoyable, plusieurs fratries ont contribué à écrire l’histoire du jeu avec une activité simultanée. Plusieurs duos sont encore en activité : les sœurs Williams et Pliskova, les frères Murray, voire dans une certaine mesure, les frères Zverev. Un duo à peine éclos est appelé à jouer les premiers rôles du circuit WTA : Brenda et Linda Fruhvirtova. Et peut-être les frères argentins Juan Manuel et Francisco Cerundolo.

Des trios ont aussi émergé au plus haut niveau. Trois sœurs bulgares, les Maleeva, ont marqué le tennis en faisant partie du top 10 lors de trois décennies différentes. Les fratries Sanchez Vicario et Black se sont elles aussi illustrées avec des trophées.

Nombreuses sont les fratries parvenues à remporter des titres en double ensemble. Les frères Bryan, meilleurs joueurs de double d’histoire sont, sans en aucun doute, la plus emblématique. Passage en revue de ces frères et sœurs, des plus récents au plus anciens, qui ont marqué ou vont marquer le tennis.

Brenda et Linda Fruhvirtova, avenir du tennis féminin

  • République tchèque
  • Linda Fruhvirtova : née en 2005 / 304e en 2021 / 2e mondiale juniors en 2021 / En activité
  • Brenda Fruhvirtova : née en 2007 / 4e mondiale juniors en 2021/ En activité

Deux phénomènes, vainqueurs des Petits As, l’une en 2019, la cadette en 2020. Brenda a 14 ans, Linda a 16 ans. Brenda est 4e mondiale juniors au moment de la première édition de cet article, Linda est 2e chez les juniors et déjà 304e mondiale chez les pros. Leur saison est époustouflante. L’aînée a déjà atteint les quarts de finale d’un tournoi WTA, à Charleston, en éliminant notamment Alizé Cornet.

Si elle n’est pas parvenue à remporter de Grand Chelem juniors en 2021 – c’était son objectif – Linda a gagné deux Grade 1 en fin de saison. En novembre, elle a croisé en finale une certaine Brenda Fruhvirtova. Trois fois. Trois fois en finale. Trois fois sur terre battue. Résultat : Linda 2, Brenda 1. Cela dit tout du potentiel de la cadette, déjà capable de battre beaucoup de joueuses plus âgées et vainqueure 6-0, 6-1 de son premier match chez les pros. Elle est appelée à devenir meilleure que sa sœur – toutes deux évoluent sous la direction quotidienne de leur père et sous la supervision de l’Académie Mouratoglou.

Brenda avait fait sensation en juillet 2020 lorsqu’à 13 ans, elle s’était offert la 54e mondiale Katerina Siniakova lors d’une exhibition. Cela lui avait ouvert les portes du premier UTS féminin de l’histoire. Depuis, elle a décollé : cinq tournois juniors gagnés en 2021 dont quatre Grade 1, une 4e place mondiale. Elle va viser un Grand Chelem en 2022, à 15 ans seulement. Et devrait disputer quelques tournois WTA. On a déjà hâte de la voir en action chez les grandes.

linda fruhvirtova
Linda Fruhvirtova.

Karolina et Krystina Pliskova, deux jumelles, dont une au sommet

  • République tchèque
  • Jumelles
  • Karolina Pliskova : née en 1992 / 1re en 2017 /16 titres / En activité
  • Kristyna Pliskova : née en 1992 / 35e / 1 titre / En activité

Les Tchèques Pliskova n’ont pas du tout la même carrière. Karolina est l’une des meilleures joueuses du monde depuis plus de cinq ans. Elle a toujours terminé l’année dans le top 10 depuis 2016. Et a même été numéro une mondiale en 2017. Bémol, elle n’a pas remporté de Grand Chelem malgré deux finales, à l’US Open (2016) et à Wimbledon (2021). Sa sœur, Kristyna, est gauchère. Elle ne compte qu’un seul titre en simple (Tashkent). Sortie du top 100 depuis juillet dernier, elle bataille pour tenter de revenir. Pour l’instant, sans succès. Ensemble, elles ont disputé 50 matchs en double, sans avoir réussi, pour l’heure, à gagner de tournoi ni à aller en finale. En simple, les sœurs se sont affronté à dix reprises, la plupart du temps sur le circuit secondaire. Étonnamment, il y a égalité : 5-5. La dernière rencontre, à Bimingham en 2019, a même été remportée par Kristyna.

Les Zverev, dix ans et une classe d’écart

  • Allemagne
  • Mischa Zverev : né en 1987 / 25e en 2017 / 1 titre / En activité
  • Alexander Zverev : né en 1997 / 3e en 2017 / 19 titres / En activité
  • 2 titres ensemble

Eux aussi sont loin d’avoir une carrière similaire. Alexander Zverev, au moment de la première édition de cet article, est troisième mondial derrière Novak Djokovic et Daniil Medvedev, deux hommes qu’il a chahutés durant la saison. 19 titres, finale de l’US Open, demi-finales à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, deux Masters, un titre olympique : son palmarès est déjà impressionnant alors qu’il n’a que 24 ans. Seul un Majeur lui manque. Mischa Zverev, de dix ans son aîné, a connu son jour de gloire le 22 janvier 2017, lorsqu’il a réalisé l’exploit en huitièmes face au numéro un mondial Andy Murray, saoulé de service-volées. Quart de finale, ce sera son meilleur résultat en Grand Chelem. Détenteur d’un titre à Eastbourne en 2018, il passe désormais plus de temps en tribunes à soutenir son frère que sur le terrain à batailler. Alexander et Mischa ont beaucoup joué en double entre 2015 et 2019 : ils ont remporté deux titres (Montpellier et Acapulco) et atteint cinq finales.

Les Murray, numéros 1 en même temps

  • Royaume Uni
  • Jamie Murray : né en 1986 / 1er en double en 2016 / 26 titres en double / En activité
  • Andy Murray : né en 1987 / 1er en 2016 / 46 titres / En activité
  • 1 titre ensemble

Deux numéros un mondiaux au même moment, en 2016. L’un, Andy, droitier, en simple. L’autre, Jamie, gaucher, en double. Andy compte trois titres du Grand Chelem en simple – un US Open, deux Wimbledon. Jamie compte deux titres majeurs en double messieurs. Andy, membre du Big Four cher à la presse britannique avec Federer, Nadal et Djokovic, devait arrêter sa carrière en 2019 après une double opération de la hanche droite, remplacée par une prothèse. Mais il s’est accroché et a fait preuve d’une résilience unique. Il tente de faire son retour au premier plan, d’abord dans le top 100, et rêve d’une nouvelle demi-finale en Grand Chelem. Les premiers rôles, son frère Jamie, 19e mondial, s’y trouve toujours. Il a notamment pris part au dernier Masters de Turin.

Les Williams, les plus grandes

  • Etats-Unis
  • Venus Williams : née en 1980 / 1re en 2002 / 49 titres / En activité
  • Serena Williams : née en 1981 / 1re en 2002 / 73 titres / En activité
  • 23 titres ensemble

Les mots manquent pour décrire leur carrière. A elles deux, les sœurs Williams compilent 30 titres du Grand Chelem en simple – 23 pour Serena, 7 pour Venus -, 122 trophées en simple, des centaines de semaine comme numéro un mondiale. Les filles de Compton ont même remporté 14 Majeurs et un titre olympique ensemble en double. Elles ont révolutionné le tennis, accéléré la vitesse du jeu. Ce sont des symboles, qui ont inspiré de nombreux tennisman et tenniswoman à se lancer, comme Frances Tiafoe. Pas loin d’arrêter leur carrière – peut-être en même temps ? -, Serena et Venus vont laisser une trace immense. Leur histoire, notamment de leur père, qui a rendu possible ce phénomène, vient de faire l’objet d’un film de cinéma.

Les Radwanska, à contretemps

  • Pologne
  • Agnieszka Radwanska : née en 1989 / 2e en 2012 / 20 titres / 2005-2018
  • Urszula Radwanska : née en 1990 / 29e en 2012 / 0 titre / En activité
  • 1 titre ensemble

Agnieszka et Urszula Radwanska ont une particularité : elles sont, pour l’heure, les seules soeurs à avoir été toutes deux numéro une mondial juniors en simple. Ensuite, « Aga » est devenue l’une des meilleures joueuses du circuit dans les années 2010 avec 20 titres, dont le Masters de Singapour, une finale à Wimbledon et une place de numéro 2 mondiale. Sa gentillesse, sa grande palette technique et son intelligence de jeu ont fait d’elle une joueuse à part, qui a mis un terme à sa carrière en 2018, à 29 ans.

Sa sœur cadette, elle, est toujours là. 29e en 2012, elle a été ralentie par des blessures à répétition – à l’épaule notamment – ainsi que par une mononucléose. Aujourd’hui hors du top 200, celle qui a atteint 2 finales (0 titre) cherche à revenir dans le top 100. La dernière fois qu’elle s’y trouvait, c’était en 2015.

Les Bryan, les GOAT du double

  • Etats-Unis
  • Jumeaux
  • Bob Bryan : né en 1978 / 1er mondial en double en 2003 / 119 titres / 1998-2020
  • Mike Bryan : né en 1978 / 1er mondial en double en 2003 / 124 titres / 1998-2020
  • 119 titres ensemble

Si le débat du meilleur joueur de tous les temps en simple n’est pas près de s’arrêter, le doute n’est plus permis en double depuis le début du XXIe siècle. Bob le gaucher et Mike Bryan le droitier sont les GOAT. 119 titres ensemble, 16 Grands Chelems, 39 Masters 1000, 4 Masters, champions olympiques (2012), vainqueurs de la Coupe Davis en 2007, 438 semaines passées au premier rang mondial dont 139 consécutives… Le palmarès des jumeaux de Camarillo est dingue. Leur entente et leur fidélité, l’un envers l’autre, aussi. Mis à part lorsque Bob s’est blessé en 2018 – Mike a alors remporté Wimbledon, US Open et Masters avec Jack Sock – ainsi que quelques semaines en 2002, les deux frères ont toujours été associés en double.

Richard Krajicek, un aîné bien plus titré

  • Pays-Bas
  • Richard Krajicek : né en en 1971 / 4e en 1999 / 17 titres / 1989-2003
  • Michaella Krajicek : née en 1989 / 30e en 2008 / 3 titres / 2003-2020

Dix-huit ans séparent les Néerlandais. Richard Krajicek a surtout joué dans les années 1990, Michaella, dans les années 2010 et 2020. Surtout, Michaella Krajicek elle a débuté sa carrière professionnelle au moment où son grand frère y a mis un terme. Leur palmarès est bien différent : l’aîné a remporté 17 titres (9 finales) dont un Grand Chelem, Wimbledon en 1996, deux Masters 1000 et disputé une demie à l’Open d’Australie et à Roland-Garros. Très précoce, Michaella n’a pas atteint ce niveau. Elle s’est « contentée » d’un quart de finale à Wimbledon à 2007 et de trois titres à Tachkent, Hobart et s’Hertogenbosch.

Michaella Krajicek (HOL) – Qualifications Open d Australie 2010

Les Black, légendaires Zimbabwéens

  • Zimbabwe
  • Byron Black : né en 1969 / 22e en 1996, 1er en double en 1994 / 2 titres en simple, 22 en double / 1991-2002
  • Wayne Black : né en 1973 / 4e en double en 1998 / 18 titres en double / 1994-2006
  • Cara Black : née en 1979 / 1re en double en 2005 / 60 titres en double, 1 titre en simple / 1998-2015
  • Cara et Wayne Black : 2 titres / Wayne et Byron Black : 1 titre

Byron, Wayne et Cara Black sont, avec Kevin Ullyett, les plus grands joueurs zimbabwéens. A eux trois, ils compilent 97 titres en double dont 60 pour Cara, l’une des meilleures joueuses de l’histoire dans la spécialité. La cadette de la famille est la troisième joueuse restée le plus longtemps numéro un mondiale avec 167 semaines au top. Elle compte cinq Majeurs en double dames – trois Wimbledon, un Open d’Australie et un US Open – trois Masters et cinq Grands Chelems en double mixte, dont deux glanés avec son frère aîné Wayne. Ce dernier a réalisé une belle carrière en double : 4e mondiale, 18 titres, 15 finales, deux Grands Chelems remportés en plus chez les hommes. Mais le meilleur des deux frères est incontestablement Byron Black : 22e en simple – avec des quarts à Wimbledon et à l’US Open – et premier en double – il a remporté Roland-Garros en 1994. Celui qui jouait à deux mains des deux côtés fait partie du cercle fermé des cinq joueurs à avoir infligé un 6-0 à Roger Federer. C’était au Queen’s en 1999.

Depuis la retraite de la fratrie Black, le tennis zimbabwéen n’est plus en haut de l’affiche. Benjamin Lock, 497e en simple et 212e en double est le meilleur chez les hommes fin 2021. Et la meilleure est 548e mondiale en simple : Valeria Bhunu.

Safin et Safina, deux autres numéros un mondiaux

  • Russie
  • Marat Safin : né en 1980 / 1er en 2000 / 15 titres / 1997-2009
  • Dinara Safina : née en 1986 / 1re en 2009 / 2000-2011

Un frère et une sœur numéros un mondiaux, l’une en simple dames, l’autre en simple messieurs, ça n’a rien d’anodin. D’autant qu’avec Marat Safin et Dinara Safina, on a deux personnalités fortes de la première décennie. Marat fait partie des joueurs emblématiques de ces vingt dernières années : par sa puissance impressionnante, par ses pétages de plomb, son tempérament, son humour, son charisme. Avec « seulement » 15 titres, il n’a sans doute pas le palmarès qui lui était promis. Mais il a été numéro un mondial et a remporté deux Grands Chelems (US Open 2000 et Open d’Australie 2005).

Gagner en Majeur, sa soeur Dinara n’y est pas parvenue et fait partie du cercle des numéro 1 mondiale sans Grand Chelem. Elle a conquis 12 titres. Les plus importants ? Rome et Madrid en 2009. Une année où elle a atteint deux grandes finales à l’Open d’Australie et à Roland-Garros – elle était déjà en finale à Paris en 2008. Aucun titre. Celui remporté en double à l’US Open 2007 en compagnie de Nathalie Dechy ne compense pas. Marat et Dinara ont disputé un seul tournoi ensemble : la Hopman Cup, en 2009, dernière année de l’aîné sur le circuit. Ils étaient finalistes.

Arantxa Sanchez et ses deux grands frères

  • Espagne
  • Emilio Sanchez : né en 1965 / 7e en simple en 1990, 1er en double en 1989 / 15 titres en simple, 50 titres en double / 1984-1998
  • Javier Sanchez : né en 1968 / 23e en simple en 1994, 9e en double en 1990 / 4 titres en simple, 26 titres en double / 1986-1999
  • Arantxa Sanchez : née en 1971 / 1re en simple en 1992 et en double / 29 titres en simple, 69 titres en double / 1985-2005
  • Emilio et Javier Sanchez : 2 titres / Emilio et Arantxa Sanchez : 1 titre

Deux fratries composées d’une femme et de deux hommes font partie de notre liste : les Sanchez Vicario sont dans une autre dimension que les Black. A eux trois, simple et double confondus, ils culminent à 190 titres ! Evoquons l’aîné, Emilio : une belle carrière en simple avec 15 titres (dont Barcelone et Rome), une finale à Indian Wells, deux quarts en Grand Chelem et un 7e rang atteint en 1990. Mais c’est surtout un grand joueur de double avec 50 titres dont 5 Majeurs – trois en double hommes, deux en mixte – et, forcément le trône de numéro un mondial. Il a remporté deux trophées avec Javier, le moins performant de la fratrie, tout de même 23e mondial en simple et 9e en double avec 26 titres glanés.

Emilio Sanchez, lorsqu’il était capitaine de l’équipe d’Espagne de Coupe Davis, aux côtés de Fernando Verdasco.

Et Emilio a conquis la Hopman Cup en 1990 avec Arantxa Sanchez, plus grande joueuse espagnole de l’histoire jusqu’à ce que Garbiñe Muguruza, peut-être, en décide autrement. Elle a été numéro une mondiale en simple et en double, a remporté 29 titres en simple dont 4 Grands Chelems (3 Roland-Garros) et 69 titres en double dont 10 Majeurs. On peut ajouter cinq Fed Cups, quatre médailles olympiques et deux Masters remportés en double, un statut de top 10 pendant dix saisons de suite. Et elle a été finaliste de tous les Grands Chelems et du Masters. Logiquement, elle a fait son entrée en 2007 dans le International Tennis Hall of Fame.

Les Maleeva, trois sœurs dans les 10

  • Bulgarie
  • Manuela Maleeva : née en 1967 / 3e mondiale en 1985 / 19 titres / 1982-1994
  • Katerina Maleeva : née en 1969 / 6e mondiale en 1990 / 11 titres / 1984-1997
  • Magdalena Maleeva : née en 1975 / 4e mondiale en 1996 / 10 titres / 1989-2005
  • Manuela et Katerina Maleeva : un titre

Arriver à être top 10 est déjà une prouesse en soi. Mais en avoir trois d’une même famille relève d’un exploit. Manuela, l’aînée, a ouvert la voie. Elle détient, d’ailleurs le plus beau palmarès des Maleeva : 3e place mondiale derrière Navratilova et Evert, demi-finale à l’US Open en 1992 et en 1993, 18 finales perdues mais surtout 19 titres. Ce qui fait d’elle la joueuse la plus titrée à ne pas avoir remporté de Grand Chelem. Manuela a remporté un titre en double avec Katerina, de deux ans sa cadette. Sa carrière est belle, aussi : 6e mondiale à son meilleur, 11 titres, 9 finales et au moins un quart de finale atteint à chaque Grand Chelem. Magdalena (photo) a gagné moins de titres (10) que ses deux sœurs. Mais elle est allée plus haut (4e) dans la hiérarchie mondiale que Katerina. Résultat, les Maleeva ont été présentes entre le début des années 1980 et le milieu des années 2000.

Manuela Maleeva en 2014, lors d’une exhibition.

Les McEnroe, deux palmarès aux antipodes

  • Etats-Unis
  • John McEnroe : né en 1959 / 1er en simple en 1980 et en double en 1979 / 104 titres en simple, 79 titres en double / 1977 – 1992
  • Patrick McEnroe : né en 1966 / 28e en simple en 1995, 3e en double en 1995 / 1 titre en simple, 16 titres en double / 1988 – 1998
  • Deux titres ensemble

John et Patrick McEnroe (placés à gauche et à droite de Becker sur la photo) ne boxent pas dans la même cour. L’aîné est l’un des plus grands joueurs de l’histoire avec 104 titres en simple (dont 77 ATP) et 79 titres en double (dont 70 ATP). Le gaucher a remporté trois Wimbledon et quatre US Open en simple, cinq Wimbledon et quatre US Open en double, trois Masters et cinq Coupe Davis. Des performances qui l’ont conduit au premier rang mondial en simple et en double lors de la même saison (1984). Une prouesse qu’il est le seul à avoir réalisée. Son style de jeu, constamment tourné vers l’avant, sa personnalité, ses prises de bec répétées avec spectateurs, arbitres, adversaires ont fait de John McEnroe un champion à part.

Le cadet a une carrière plus neutre en simple : 28e mondial à son top, il compte un titre et trois finales dont une perdue contre son grand frère à Chicago en 1991. En double, le bilan est meilleur avec une 3e place mondiale au mieux, 16 titres dont Roland-Garros 1989 remporté avec Jim Grabb. Ensemble, les frères McEnroe, qui ont six ans d’écart, ont remporté deux titres : Richmond en 1994 et Paris-Bercy en 1992. Ils travaillent aujourd’hui ensemble dans l’académie qu’ils ont fondée.

Les Austin, portés par Tracy

  • Etats-Unis
  • John Austin : né en 1957 / 40e en 1981 / 1 titre en double / 1978-1984
  • Tracy Austin : née en 1962 / 1re en 1980 / 30 titres / 1977-1994
  • 1 titre ensemble

L’aîné des Austin a réalisé une carrière honnête avec une finale en simple, une 40e place au mieux et… un titre en double mixte à Wimbledon en 1980 aux côtés d’une certaine Tracy Austin, sa soeur âgée de cinq ans de moins. Cette dernière a une armoire garnie de 30 titres en simple, dont deux US Open, d’un Masters (en 1981) et de trois Fed Cup. Elle est connue pour avoir été à 17 ans, trois mois et 26 jours la plus jeune numéro un de l’histoire du tennis, avant que Seles (en 1991) puis Hingis ne battent ce record. Austin est restée au sommet durant 22 semaines. Comme Arantxa Sanchez, elle a été introduite au International Tennis Hall of Fame, en 1992.

Les Gullikson, liés par le double

  • Etats-Unis
  • Jumeaux
  • Tim Gullikson : né en 1951 /15e en simple en 1979, 6e en double en 1984 / 4 titres en simple, 15 en double / 1975-1986
  • Tom Gullikson : né en 1951 / 34e en simple en 1984, 4e en double en 1983 / 1 titre en simple, 15 en double / 1975-1986
  • 10 titres ensemble

Deux jumeaux, un droitier, Tim, un gaucher, Tom. Ils ont débuté leur carrière en même temps et l’ont achevée au même moment, en 1986. En double, ils ont la plupart du temps fait leur carrière ensemble et ont glané 10 titres dont le Queen’s. Ils ont aussi perdu 10 finales. Parmi elles, Wimbledon 1983 face à la paire McEnroe / Fleming. Tim Gullikson a gagné le tournoi de Cincinnati, son plus gros titre, avec Victor Amaya, pas avec son frère. Le seul titre du Grand Chelem de Tom Gullikson était en double mixte, l’US Open 1984 avec Manuela Maleeva. Après la fin de sa carrière, Tim Gullikson est connu pour avoir été l’entraîneur de Pete Sampras. Il est décédé en 1996, à 44 ans.

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