Monfils persévère dans son nouveau style de jeu et espère que “le meilleur arrive bientôt”

Engagé au Moselle Open cette semaine, Gaël Monfils explique ses meilleurs résultats cet été par le travail effectué ses derniers mois avec son nouvel entraîneur Günter Bresnik.

Gaël Monfils, à l'US Open en 2021

Gaël Monfils n’avait plus foulé les courts du Moselle Open depuis sept ans et une défaite en demi-finale contre Joao Sousa en 2014. Le numéro 1 français débarque pourtant dans un tournoi qu’il connaît bien et qui lui a réussi par le passé, avec un titre conquis en 2009.

Plus important encore en terme de repères, avant de poser ses valises à Metz, le Parisien s’est refait une santé cet été en Amérique, où il a pu retrouver un peu de la confiance qui lui a tant manqué cette dernière année.

“Je suis dans le même état d’esprit que depuis le début de l’année : trouver mes marques, mon jeu, continuer à évoluer progressivement et à jouer un meilleur tennis, comme j’ai pu le faire petit à petit aux Etats-Unis”, a expliqué mardi en conférence de presse “La Monf”, actuellement 20e dans la hiérarchie mondiale.

Après une année cauchemardesque, Monfils a vu une éclaircie cet été

A Toronto, Cincinnati et l’US Open, Monfils a réussi un enchaînement qu’il n’avait plus connu depuis son excellent début d’année 2020 : remporter deux matchs de suite. Même ses défaites ont été convaincantes avec des matchs pleins, accrochés, contre des adversaires coriaces. Isner au Canada, Rublev dans l’Ohio, puis Sinner à l’US Open, qu’il n’était pas loin de renverser après avoir remonté un handicap de deux sets à rien.

On connaît l’appétence de Monfils pour le spectacle, son besoin de se nourrir de l’ambiance d’un stade pour prendre du plaisir sur le court. Le retour à une configuration presque normale dans les stades cet été, avec des tribunes pleines, a évidemment joué un rôle dans l’amélioration de ses résultats.

Mais le principal intéressé cite surtout le travail effectué avec son nouvel entraîneur Günter Bresnik depuis le début de l’année : “Le retour du public a énormément aidé certes, mais c’est surtout la persévérance et le fait de continuer à croire en soi.”

Monfils: “Il y a du mieux, puis du moins bien, et du mieux…”

L’ancien entraîneur de Dominic Thiem a fait évoluer le style du Français vers un jeu beaucoup plus agressif. On a pu voir Monfils en manque de repères sur le court et complètement désarmé ces derniers mois. “Je pense que ça faisait quand même un gros changement en fin d’année dernière. On a essayé de changer pas mal de choses avec ma nouvelle équipe, ce n’est pas passé au début avec le Covid, qui a été un gros coup de frein.”

Bresnik ne tarit pas d’éloge sur la capacité de travail du Français, qui charbonne à l’entraînement depuis des mois et dont les premiers résultats se sont fait sentir ces dernières semaines.

“Je n’arriverai pas à dire précisément où j’en suis exactement, analyse Monfils. C’est nouveau, c’est différent. Simplement je peux voir que lors du dernier match que j’ai joué contre Sinner, j’ai dû faire plus de 70 fautes directes (78 exactement, ndlr), chose qui était assez rarissime pour moi. Beaucoup plus de points gagnants aussi. Je dois en avoir 60 (un de plus en réalité, ndlr), je n’en faisais pas autant avant. C’est une balance à avoir, on travaille dessus. Il y a du mieux, puis du moins bien, et du mieux… En espérant que le meilleur arrive bientôt.”

Le Parisien, qui a fêté ses 500 victoires sur le circuit au mois d’août à Cincinnati, disputera son premier match à Metz face à Philipp Kohlschreiber, l’un des joueurs qu’il connaît le mieux et qui lui convient tout aussi bien. L’Allemand de 37 ans n’affiche que deux victoires en 16 confrontations avec le joueur français. C’était d’ailleurs face à Kohlschreiber que Monfils s’était imposé pour remporter son deuxième titre en carrière au Moselle Open en 2009.

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