Ruud contre un novice, le choc Humbert-Bublik, Auger-Aliassime de retour face à Dimitrov : la preview des quarts de finale du Bastide UTS Nîmes
Les quarts de finale du Bastide UTS Nîmes auront lieu le 3 avril dans les Arènes de Nîmes.
Bastide UTS Nîmes 2026 © UTS
Plus que quelques heures avant le grand retour du circuit UTS. Après le sacre d’Alex de Minaur à Londres en 2025, le circuit lancé par l’entraîneur français Patrick Mouratoglou redémarre pour une deuxième édition dans les Arènes de Nîmes. L’an passé, Casper Ruud avait soulevé le « Zeus trophy ». Le Norvégien est présent au casting 2026 tout comme Felix Auger-Aliassime, Andrey Rublev, Alexander Bublik, Ugo Humbert, Grigor Dimitrov, Karen Khachanov et Stefanos Tsitsipas.
Jouée sur deux jours, l’édition nîmoise débutera directement par quatre quarts de finale.
Felix Auger-Aliassime (N.1) – Grigor Dimitrov
Casper Ruud – Karen Khachanov
Alexander Bublik (N.2) – Ugo Humbert
Andrey Rublev – Stefanos Tsitsipas
Ruud – Khachanov
Casper Ruud fera office de grand favori à Nîmes : déjà parce qu’il est tenant du titre et qu’il avait adoré les conditions nîmoises l’an passé, aussi parce que c’est l’un des meilleurs joueurs sur terre battue sur le circuit. Sur les 14 titres qu’il a raflés dans sa carrière, le Norvégien en a remporté douze sur terre battue, dont le Masters 1000 de Madrid en 2025. Double finaliste à Roland-Garros, The Ice Man est un grand habitué d’UTS.
« Je ne pense pas que Karen ait beaucoup joué à l’UTS (NDLR : ce sera sa première participation), il est encore un peu novice dans ce format », a expliqué Ruud lors du media day organisé à Nîmes jeudi, à la veille du début du tournoi. « J’espère pouvoir utiliser cela à mon avantage, mais c’est un excellent joueur, peu importe les règles. Je vais devoir être prêt : j’ai perdu contre lui l’an dernier à Toronto, alors j’espère prendre ma revanche ici à Nîmes. »
Ce sera sa huitième participation sur le circuit de Patrick Mouratoglou : en plus de son sacre à Nîmes, l’ancien deuxième joueur mondial s’est illustré par une finale l’an passé lors de la Grande Finale à Londres face à Alex de Minaur. Il s’est également hissé dans le dernier carré à Guadalajara et Oslo en 2024 et à Londres en 2023.

Face à lui, Karen Khachanov découvrira UTS. Méfiance tout de même pour Casper Ruud : le Russe a tout du coupeur de têtes ! Double demi-finaliste en Grand Chelem (dont une perdue à l’US Open en 2022 face à son futur adversaire), Khachanov est d’une régularité impressionnante depuis plusieurs années. Si son classement oscille entre la 10e et la 30, il est capable de coup d’éclat, comme une victoire au Rolex Paris Masters en 2018 face à Novak Djokovic ou une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. Pour une entrée en jambes, The Machine a tout de l’adversaire piège.
Auger-Aliassime – Dimitrov
Il y a six ans , Felix Auger-Aliassime participait à la deuxième édition d’UTS, où il atteignait la finale. 8e mondial aujourd’hui (il était 5e début janvier), le Canadien a largement progressé un peu partout. Il arrivera en confiance après son titre à Montpellier et sa finale à Rotterdam en début d’année.
« C’est un superbe défi. C’est probablement le joueur le plus expérimenté du plateau. Il a un mental d’acier et il continue de performer au plus haut niveau ; c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Nous avons eu de bons matchs au fil des ans, mais c’est la première fois que nous nous affrontons dans ce format », a exprimé le Canadien à propos de son futur adversaire lors du media day. Nous avons des styles de jeu similaires : nous essayons de prendre les commandes de l’échange, d’être agressifs, de monter au filet et d’utiliser le service comme une arme. Avec une seule balle de service ici, il sera intéressant de voir comment nous allons gérer cela. »

La terre battue n’est pas sa surface de prédilection mais Auger-Aliassime a de trop grosses qualités pour ne pas être pris au sérieux. N’oublions pas son duel à Roland-Garros en 2022 face à Rafael Nadal, qu’il avait poussé dans ses retranchements et en cinq sets. Ce sera sa deuxième participation à UTS et The Gentle Warrior découvrira les Arènes de Nîmes.
En face, Grigor Dimitrov n’est pas non plus un habitué du circuit UTS mais comme son futur adversaire, sa seule participation s’était soldée par une finale à Francfort en 2023. À 34 ans, l’ancien troisième joueur mondial n’excelle pas non plus sur terre battue mais son expérience et son intelligence de jeu pourraient destabiliser Felix Auger-Aliassime. Son début de saison 2026 n’est pas convaincant (2 victoires, 6 défaites) mais il faudra compter sur lui. Il y a deux ans, G-Unit s’était illustré à Roland-Garros en atteignant les quarts de finale.
Bublik – Humbert
Un duel alléchant dans les Arènes de Nîmes. D’un côté, Alexander Bublik, le joueur imprévisible qui n’en est plus vraiment un. Solidement installé dans le top 15 depuis la fin de saison dernière, le Kazakhstanais a même goûté au top 10 en début d’année grâce à son titre à Hong Kong obtenu face à Lorenzo Musetti.
Que dire de ses performances sur terre battue ? Si le principal intéressé n’a jamais clamé sa passion pour l’ocre, il a foncé en quarts de finale l’an passé à Roland-Garros, éliminant sur son passage Alex de Minaur, 9e mondiale, et Jack Draper, cinquième. Il est aussi allé chercher deux titres consécutifs, toujours sur terre battue (Gstaad, Kitzbühel). Son CV UTS n’est pas fourni mais à noter une finale à New-York en 2024 et une demi-finale à Oslo la même année, pour cinq participations au total.
De l’autre côté de l’arène, Ugo Humbert se présentera face à The Bublik Enemy. Gaël Monfils l’en avait convaincu lors d’un dîner « All on the table » organisé par UTS à Madrid en 2024, The Commander « a le jeu pour performer sur terre battue. » L’an passé, il avait échoué à Nîmes dès les quarts de finale face à Alex de Minaur dans une ambiance magnifique. Humbert aura à coeur de mieux faire cette année.
Je veux vraiment gagner un tournoi UTS, et réussir ici serait vraiment spécial

« C’est un tirage difficile. Contre Bublik, on ne sait jamais ce qui va se passer. Je vais essayer de mieux jouer que lui », a prévenu le principal intéressé avant d’évoquer le soutien du public qui devrait le transcender. « Je suis un joueur différent devant un stade plein, j’adore donner quelque chose aux spectateurs. Je veux vraiment gagner un tournoi UTS, et réussir ici serait vraiment spécial. »
Il pourra s’appuyer sur un peu de confiance attrapée à Rotterdam en début d’année où le Français avait atteint le dernier carré. À UTS, son pedigree n’est pas conséquent mais il a eu le mérite d’atteindre la finale à Francfort en 2024 pour sa première participation dans ce circuit. Une des affiches les plus équilibrées de ces quarts de finale nîmois.
Rublev – Tsitsipas
À UTS, il faut toujours compter sur Andrey Rublev. Titré deux fois (Francfort 2023, Oslo 2024) en huit participation, « Rublo » a toutes les qualités requises pour y performer. Explosif, puissant et ultra offensif, le Russe avait atteint les demi-finales l’an passé à Nîmes, battu de justesse par le futur vainqueur Casper Ruud. Rublev sait jouer sur terre battue et il l’a déjà prouvé sur le circuit ATP : en 2023, il a raflé le trophée à Monte-Carlo, en 2024, il a fait de même à Madrid.

Quand il se présente sur un court, l’ancien cinquième joueur mondial est toujours un danger. « Stefanos est un joueur coriace, surtout sur terre battue. Il aime ce genre d’atmosphère », se méfie t-il avant d’entrer en lice.
Sur terre battue, mes coups ont un peu plus de variation grâce au lift
Stefanos Tsitsipas fêtera son retour à UTS avec une première participation sur terre battue. Le Grec avait participé à la première édition en 2020, pendant la période Covid, et avait atteint la finale. En 2024, il avait joué les demi-finales de l’édition de New York. Plus en difficulté ces deux dernières années, Tsitsipas est retombé à la 49e place mondiale. Mais l’écarter de la course au « Zeus trophy » à Nîmes serait une grave erreur surtout sur cette surface. Surtout que le Grec est ravi de découvrir les Arènes de Nîmes: « La ville a dépassé mes attentes, c’est bien mieux que ce que je pensais initialement. Le fait que le stade soit juste à côté du centre-ville rend l’expérience unique. J’aime les enceintes qui ont une histoire. »
Sur ocre, Tsitsipas a remporté trois fois le Masters 1000 de Monte-Carlo et atteint la finale de Roland-Garros en 2021, perdue en cinq sets face à Novak Djokovic. Le plateau nîmois est prévenu, à commencer par Andrey Rublev. Les deux joueurs sont à égalité (6-6) sur le circuit principal mais le Grec mène 3-1 sur terre battue. C’est ce qui lui donne un petit avantage selon lui : « Sur terre battue, mes coups ont un peu plus de variation grâce au lift. Je vais essayer de trouver de petites solutions lors des échanges, je ne m’attends pas à des points courts, mais plutôt à de longs rallyes qui demanderont de la patience. »