Match Points : « Osaka pourrait apprendre beaucoup de Maria Sharapova sur la façon de contrôler sa carrière »

Dans le dernier épisode de Match Points, Marion Bartoli, Carole Bouchard et Simon Cambers discutent de Naomi Osaka et de ce qu’elle pourrait apprendre des plus grands.

24 septembre 2021

Naomi Osaka avait l’air d’être perdue à l’US Open, lorsque, après sa défaite au troisième tour face à la Canadienne Leylah Fernandez, elle a déclaré qu’elle allait probablement faire une pause tennistique. Elle a d’ailleurs joint les actes à la parole en déclarant forfait pour le WTA 1000 d’Indian Wells qui se déroulera du 4 au 17 octobre 2021.

Dans le dernier épisode de Match Points, la vainqueure de Wimbledon 2013 Marion Bartoli et les journalistes Simon Cambers et Carole Bouchard ont évoqué le cas de Naomi Osaka, qui ne semble pas heureuse sur un court de tennis en ce moment. Pour Carole Bouchard, la Japonaise serait inspirée de demander quelques conseils à Maria Sharapova, pour voir comment elle a géré la gloire et la fortune pendant sa carrière.

« Comment être une femme d’affaires, être en charge de ce que vous faites, être maitresse de votre destin en quelque sorte, dire non à une séance photos si vous n’avez pas votre mot à dire. Maria a vraiment géré ça d’une certaine manière : « Je ne vais pas être cette jolie chose que tout le monde prend en photo sans avoir son mot à dire. Elle domine vraiment ce qui se passe autour d’elle. »

« Je pense que Naomi a peut-être l’impression de perdre le contrôle de ce qui se passe autour d’elle parce qu’elle n’est pas au pouvoir. Et je pense vraiment qu’il y a beaucoup de choses à apprendre de Maria Sharapova. »

Naomi Osaka at the 2021 US Open
Naomi Osaka at the 2021 US Open – Panoramic

Bartoli : « Elle a tellement de responsabilités »

Selon Marion Bartoli, Osaka se sent peut-être dépassée par la responsabilité qu’elle ressent au moment de jouer au tennis. Car elle ne joue pas seulement pour elle, mais aussi sur des marques qui ont misé sur elle.

« Quand vous représentez autant, quand vous êtes le visage de tant de marques et de marques très prestigieuses, bien sûr, vous avez l’impression qu’à chaque fois que vous mettez les pieds sur les courts, la seule chose qui va vous rendre heureuse est de gagner. Et même pas heureuse. Comme elle le dit, c’est plutôt un soulagement quand elle gagne, car elle a l’impression de laisser tomber quelqu’un ou une marque quand elle ne gagne pas.

« Quand elle est venue à l’US Open, elle a dû inaugurer ces courts qui avaient été mis de côté pour des enfants du Queen’s, là où elle a grandi. Elle jouait elle-même. Elle a tellement de responsabilités. »

Cambers : « Osaka devrait écouter Billie Jean King sur les médias »

Simon Cambers suggère qu’Osaka devrait écouter Billie Jean King, lorsqu’il s’agit de régler ses problèmes avec les médias.

« Elle considère parfois comme un privilège le fait que des journalistes lui parlent lors d’une conférence de presse », explique-t-il. « C’est un remarquable sens du droit. J’ai l’impression qu’elle a oublié qu’elle fait partie d’un ensemble plus vaste. Il ne s’agit pas seulement d’elle. »

« Et son agent ne fait pas un très bon travail pour la garder les pieds sur terre parce qu’il est là à dire : « Eh bien, vous savez, les médias lui ont coûté un Grand Chelem à Wimbledon. » Pas du tout. Comme Billie Jean King l’a dit, l’important pour vous est de faire ce que vous aimez et ce que vous aimez faire. Si tu n’as pas envie de jouer, si tu ne te sens pas prêt à jouer. Ne joue pas. Tu as ce choix. »

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