« Sabalenka n’est pas prête pour gagner un Grand Chelem… pour l’instant »

Dans ce nouvel épisode de Match Points, Marion Bartoli, Ben Rothenberg et Simon Cambers évoquent les lacunes d’Aryna Sabalenka en Grand Chelem.

29 mai 2021

Dans le dernier épisode de Match Points, nos experts, Marion Bartoli, ancienne vainqueur de Wimbledon en 2013, Simon Cambers et Ben Rothenberg, deux journalistes, se sont penchés sur la capacité d’Aryna Sabalenka à remporter un Grand Chelem, et pourquoi pas à Roland-Garros notamment après sa belle performance à Madrid où elle s’est imposée en finale face à la numéro un mondiale Ashleigh Barty

Pour notre journaliste Simon Cambers, la Biélorusse a encore un blocage en Grand Chelem et n’est pas encore prête pour s’imposer au plus haut niveau sur le circuit féminin. 

« Le gros point d’interrogation tourne autour ses performances en Grand Chelem qui ont été, pour son niveau, médiocres. Elle est très tendue, elle est très stressée… »

Aryna Sabalenka, Madrid 2020 – © AI / REUTERS / PANORAMIC

« Sabalenka n’a pas de plan B dans son jeu »

En Grand Chelem, Aryna Sabalenka n’a jamais atteint un seul quart de finale. Ses meilleures résultats ? Deux huitièmes de finale à l’US Open en 2018 et à l’Open d’Australie en 2021. En dehors d’un possible blocage, la numéro quatre mondiale manque surtout d’armes différentes dans son jeu pour pouvoir varier en cas de coup dur sur le court.

« En Grand Chelem, lorsque vous devez gagner sept matches d’affilée, vous devez être capable d’avoir un plan B, de vous adapter aux conditions, au joueur que vous affrontez ou dans un jour sans, tout simplement. Je ne pense pas qu’Aryna ait encore cela dans son jeu. Mais elle peut s’améliorer. » explique Marion Bartoli. 

Mentalement, Sabalenka doit progresser

Très attendue en Grand Chelem, notamment après ses belles performances en 2020 (titres à Doha, Ostrava et Linz) et cette saison (titres à Abu Dhabi et Madrid), Aryna Sabalenka n’arrive pas à confirmer. Lorsque la pente s’élève et que l’attention est sur elle, la Biélorusse galère.

« Être en Grand Chelem et avoir des jours de repos est totalement différent sur le plan mental. Il y a toute l’attention et les solicitations. Sabalenka, en particulier, a vraiment gagné des tournois loin des projecteurs. Elle a gagné un tas de titres, mais aucun n’était vraiment prestigieux. » analyse Ben Rothenberg. 

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