« Jamais écrit sur la moindre agression sexuelle » : Peng Shuai répond à une journaliste de Singapour

Peng Shuai est apparue deux fois sur Internet dimanche, notamment dans une vidéo d’un média de Singapour où elle déclare qu’il ne faut pas s’attendre à la voir à l’étranger dans les semaines à venir.

Peng Shuai with Press Holdings Limited

Des images manifestement sous contrôle de la joueuse Peng Shuai sont apparues ce dimanche, alors que la mobilisation internationale autour de sa cause décroissait ces derniers jours. D’abord, une journaliste affiliée à un média d’Etat chinois a posté une vidéo de la joueuse en train de discuter avec la star du basket Yao Ming dans le cadre d’une compétition de ski à Shanghai.

Celle-ci préparait manifestement la communication programmée quelques heures plus tard, quand Peng Shuai est apparue en train de répondre au micro d’une intervieweuse travaillent pour le quotidien Lianhe Zaobao, issu du groupe Press Holdings Limited, un média d’État à Singapour opérant en mandarin. Cette intervieweuse n’est pas journaliste. Son profil Weibo la présente comme en chargé de partenariats de marque éditoriaux.

Captée, selon les apparences, de façon spontanée tandis que Peng Shuai se déplace sur site, l’interview voit Peng, en chinois, assumer de sa voix les principaux éléments de communication des autorités chinoises depuis le 2 novembre. A cette date, Peng Shuai avait posté sur Weibo un message accusant un dignitaire du Parti communiste chinois d’agression sexuelle mais ce post a été supprimé au bout de trente minutes.

Il y a eu beaucoup d’incompréhension, il ne faut pas qu’il y ait de mauvaise interprétation.

Peng Shuai à Press Holdings Limited

« Que ce soit clair, je n’ai jamais dit ou écrit sur quiconque sur une agression sexuelle à mon encontre, affirme Peng Shuai. Avec tout le respect que j’ai pour Weibo, ceci regarde ma vie privée. Il y a eu beaucoup d’incompréhension, il ne faut pas qu’il y ait de mauvaise interprétation. »

Interrogée sur de potentiels voyages à l’étranger, Peng Shuai y affirme qu’elle n’a pas l’intention de quitter la Chine et évoque la pandémie comme cause de cette décision. Elle affirme vivre chez elle à Pékin.

Peng Shuai défend aussi l’authenticité de l’entretien vidéo avec le patron du CIO Thomas Bach, réalisé depuis chez elle. Quelques jours plus tard, le porte-parole du CIO Mark Adams avait affirmé qu’il « ne pouvait rien garantir sur quoi que soit » quand il a été interrogé sur la liberté individuelle de Peng Shuai.

Singapour et la République populaire de Chine ont entamé un rapprochement politique en septembre. Cette vidéo peut être perçue comme un geste de bonne volonté de la cité-État, dans un dossier sensible pour l’image internationale de la Chine à deux mois des Jeux Olympiques d’hiver.

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