Osaka fond en larmes en conférence de presse à Cincinnati

Interrogée sur sa relation avec les médias, Naomi Osaka a fondu en larmes à Cincinnati à l’occasion de sa première conférence de presse depuis Roland-Garros.

Naomi Osaka à Cincinnati

Naomi Osaka souffre encore de sa relation avec les médias. La Japonaise n’était pas apparue en conférence de presse depuis son retrait de Roland-Garros, où elle avait révélé souffrir de dépression et d’anxiété. A son arrivée à Paris, elle avait préféré écoper d’une amende plutôt que de se présenter en conférence de presse, jugées nocives pour sa santé mentale, avant de déclarer forfait dans le Grand Chelem sur terre battue. Depuis, la numéro 2 mondiale s’était bien frottée aux médias aux Jeux Olympiques de Tokyo, mais en zone mixte, sans avoir à se confronter à l’exercice tant redouté.

Alors qu’elle répondait à des questions par Zoom à Cincinnati, Osaka a été déstabilisée par une question sur sa relation avec les médias. Un journaliste d’un journal local lui a demandé comment elle faisait pour préserver sa santé mentale tout en servant ses intérêts médiatiques. 

“C’est intéressant. Je dirais que choisir quand faire la conférence de presse est ce qui est le plus difficile je pense, mais… Hmm. Pardon. Je pense. Euh… ” répondit-elle.

A ce moment-là, le modérateur est intervenu pour demander à la numéro 2 mondiale si elle souhaitait passer à la question suivante. Mais, Osaka a refusé parce qu’elle était “intéressée par le sujet”.

La conférence de presse a été interrompue

“Depuis que je suis toute jeune, il y a eu beaucoup d’intérêt médiatique autour moi, et je pense que c’est à cause de mon histoire et de ma façon de jouer”, a débuté la star du tennis.

“Parce qu’avant tout, je suis une joueuse de tennis. C’est pour ça que beaucoup de gens s’intéressent à moi. Donc, je dirais à ce propos, que je suis assez différente de beaucoup de gens, et je ne peux pas vraiment m’empêcher de dire qu’il y a des choses que je tweete ou des choses que je dis, qui créent beaucoup d’articles de presse ou de choses comme ça, et je sais que c’est parce que j’ai gagné quelques tournois du Grand Chelem et que j’ai eu l’occasion de faire beaucoup de conférences de presse que ces choses se produisent.”

“Mais je dirais aussi que je ne sais pas vraiment comment équilibrer les deux. Comme si je le découvrais en même temps que vous, je dirais.” La conférence de presse a alors été interrompue pour permettre à Naomi Osaka de prendre une pause, alors qu’elle commençait à pleurer.

Une fois la conférence de presse terminée, Suart Duguid, l’agent de la Japonaise, a accusé le journaliste de “harcèlement”. “L’intimidateur du Cincinnati Enquirer est la quintessence de la raison pour laquelle les relations joueurs/médias sont si tendues en ce moment. Tout le monde sur ce Zoom conviendra que son ton était faux et que son seul but était d’intimider. Un comportement vraiment épouvantable”, a-t-il déclaré au journaliste du New York Times, Ben Rothenberg.

“Et cette insinuation que Naomi doit son succès hors du terrain aux médias est un mythe – ne soyez pas si indulgent envers vous-même.”

Eliminée en huitième de finale des Jeux Olympiques par Marketa Vondrousova, Naomi Osaka est l’une des grandes favorites au titre cette semaine. Redoutable sur dur, surface où elle a remporté ses quatre titres du Grand Chelem, la Japonaise a d’ores et déjà annoncé qu’elle reverserait l’intégralité de ses gains aux victimes du séisme à Haïti.

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