Open d’Australie : le vaccin obligatoire pour les joueurs est l’hypothèse la plus probable (The Age)

Selon un article du quotidien australien « The Age », les joueurs et joueuses devraient se faire vacciner de façon obligatoire pour jouer l’Open d’Australie en janvier. C’est l’option que les pouvoir publics imposent à Tennis Australia.

Novak Djokovic, Melbourne 2021

Novak Djokovic ne veut pas se faire vacciner. Mais Novak Djokovic veut gagner l’Open d’Australie 2022 et, ce faisant, un éventuel vingt-et-unième Grand Chelem. Théorique, voir provocante à l’heure où nous écrivons ces lignes, cette alternative va probablement être proposée au numéro un mondial en janvier prochain, quand viendra l’heure de défendre son titre à Melbourne.

Un article du quotidien australien The Age, paru dimanche, indique que les autorités politiques locales sont en train d’imposer à Craig Tiley, le président de Tennis Australia, ce cadre de travail pour l’organisation du premier tournoi du Grand Chelem de l’année entre le 17 et le 30 janvier 2022.

The Age, qui a basé son article sur les informations de quatre sources (protégées), issues des deux parties, écrit qu’« il est probable qu’une obligation vaccinale spécifique soit applicable aux stars du tennis pour jouer à Melbourne cet été. » 

Melbourne confinée

Globalement peu affectée par l’épidémie mondiale de COVID-19 (110.000 cas et 1321 morts en dix-huit mois), l’Australie applique depuis le début une politique « zéro COVID » très restrictive en matière d’autorisation de circulation à l’intérieur et d’autorisation d’entrée sur le territoire, y compris pour ses propres ressortissants. Cette politique est actuellement à l’œuvre puisque la région connaît sa deuxième vague épidémique, avec un confinement à Melbourne qui sera levé fin octobre si 70% de la population est vaccinée.

Il est déjà acté, toujours selon The Age, que le vaccin sera obligatoire à Melbourne Park, pour le personnel affecté à des tâches sur le site et pour les spectateurs.

Craig Tiley, selon The Age, a indiqué au cours des négociations que l’Open d’Australie pourrait se dérouler sans une bonne partie des stars du tennis en cas d’obligation vaccinale. « On fera avec » (« suck it up »), lui aurait-il été répondu.

Cette information est cohérente avec les récentes déclarations du Premier ministre Daniel Andrews quand il a été interrogé sur le cas Djokovic. « Avoir vingt titres du Grand Chelem ne vous protège pas. Le seul titre qui veut vous protégé, c’est d’avoir reçu votre première et votre seconde dose. Les citoyens australiens peuvent revenir chez eux sans avoir été vaccinés. Mais si vous venez en Australie avec un visa touriste ou business, les probabilités que vous soyez autorisés à venir sans être vacciné sont très, très basses. »

L’ATP et la WTA incitent à la vaccination

L’ATP et la WTA incitent l’une et l’autre les joueurs et joueuses à se faire vacciner, sans l’imposer. La WTA, comme l’a révélé Tennis Majors, poursuit un objectif de 85% de vaccinées fin 2021. Les estimations empiriques citées par The Age font état de 30 à 60% de joueurs et joueuses vaccinées sur le Tour en ce moment.

Avec sa posture ferme, l’État de Victoria, dont dépend la région de Melbourne, pense pouvoir convaincre une écrasante majorité des joueuses et joueurs à se faire vacciner alors qu’un fort courant de scepticisme et de prudence traverse le circuit.

L’hypothèse d’un Open d’Australie sous vaccination obligatoire surgit dans un contexte où plusieurs informations continuent de rendre le sujet brûlant. La dernière en date remonte à cette nuit quand la numéro 2 mondiale Aryna Sabalenka, publiquement sceptique sur la vaccination, a annoncé son forfait pour Indian Wells après avoir été testée positive.

Une quarantaine pour les non vaccinés ?

La semaine dernière, Jérémy Chardy avait annoncé avoir mis en pause sa saison 2021 suite à l’annonce d’une mauvaise réaction à sa vaccination (selon des avis médicaux qu’il a partagé à l’AFP) et Stefanos Tsitsipas, plutôt réticent au départ, a indiqué qu’il se vaccinerait pour retrouver une vie normale.

L’hypothèse consistant à demander aux accrédités non vaccinés de suivre une quarantaine de quatorze jours à leur arrivée, puis d’avoir le droit de participer, fait toujours partie des négociations selon The Age. Au vu du mauvais souvenir que conservent les joueurs de cette période l’an passé, et de l’écart de préparation qui en découlerait avec les vaccinés, il n’est pas certain que cette option soit perçue comme très convaincante.

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